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 Le manteau blanc de Belatona

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Elora
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MessageSujet: Le manteau blanc de Belatona   12.11.12 21:35

"Je vous sers quoi mademoiselle ? "

Je levais la tête, mon regard rencontra des yeux malicieux d'un bleu profond. Je me trouvais face à un jeune homme, à peine plus vieux que moi. Il me regardait, un sourire en coin.

"Pardon? repondis-je

-Qu'est ce que je vous sers ? Enfin qu'est ce que je te sers? T'es a peine plus jeune que moi.

-Oh ! Hum... Bah... Je sais pas... Un thé au citron ?

-C'est parti !

Il se retourna et alla me preparer ma commande. Je reposais ma besace pres de moi et tapotait machinalement sur le comptoir et observait les gens autour de moi. Au fond de la piece se trouvait trois hommes assis autour d'un repas frugale. Ils rigolaient fort. Ce n'etaient pas des gardes, ils portaient chacun une cape et une épée a la ceinture. Des voyageurs surement.

A ma gauche se trouvait un vieil homme, seul, une pinte de biere dans la main. Il regardait au loin, absent. Ses yeux enfoncés etaient dans le vide. Il semblait reflechir.

"Et un thé au citron ! dis le jeune homme

-Merci ! repondis je en souriant

-C'est un plaisir. Alors ? Tu voyages c'est ca ?

-Pourquoi penses tu que je n'habite pas ici ?

-Je connais tout le monde ici. Mon pere tient l'auberge. Et je t'aurais remarqué si tu etais du coin.

-Ah oui. Et bien je suis en voyage car je vais voir de la famille a Teirm.

-Et ce n'est pas trop dangereux de voyager comme ca lorsqu'on est une jeune fille ?

-Ah bon et pourquoi serait-ce dangereux ? demandais je malicieusement

-Hum... Bah.. Je sais pas... Il peut y avoir des brigands... et des hommes pas tres...

Je secouais la tête, amusée :

"Merci mais je sais me defendre, dis je en lui adressant un clin d'oeil

Il sourit en se penchant vers moi :

"Et comment tu t'appelles madame "je sais me defendre" ?

-Elora et toi?

-Kylaar !! Bon sang ! Ya des clients qu'attendent ! Alors arrete de faire le joli coeur et viens plutot m'aider !

-J'arrive papa ! cria-t-il

Il me fit un sourire desolé et se dirigea vers l'autre bout du comptoir.

Je ne puis m'empecher de sourire. J'avalais mon thé a petites gorgées en pensant à la raison de ma presence ici. Car il etait evident que je n'etais pas venue ici pour des vacances. J'etais censée recuperer ldes informations sur l'Empire mais mes recherches n'avaient pas abouti a grand chose. Je passerais peut etre a Teirm pour voir ma "famille". Ceux qui m'avaient accueuillie. Mais je n'en etais pas sure. Cette mission je la faisais seule,sans coequipiers, a la limite ca je m'en fichait mais surtout sans Orïnor mon petit coeur. Petit coeur de plus de 2metres de hauteur mais tout de même. Sa presence mentale me manquait affreusement. Je n'entendais plus ses pesées pour accompagner les miennes. L'ennui me gagnait. Cela nous renforcerait oui mais tout de même...

Je soupirais.



BAAAM !

J'entendis la porte claquer contre le mur. Par reflexe, je me retournais et vis arriver un groupe de soldats, apparement deja bien emmechés. Ils s'assirent bruyamment vers une table à peine a deux metres de moi. Riant a gorge deployée, ils appelaient le patron :

"Eh aubergiste ! Allez ! Viens donc nous servir ton meilleur vin !

Le pere de Kylar grommela mais s'executa. Kylar se rapprocha de moi :

"Quelle poisse ! Je ne peux pas les supporter. Ils laissent toujours tout en bordel , me chuchota-t-il visiblement enervé

Je le regardais, essayant de lui remonter ne serait ce qu'un tant soit peu le moral.

"Allez ! Mes amis et moi devont feter un grand evenement ! cria le plus grand des gardes

-Surement le fait d'avoir compris qu'à eux cinq ils avaient l'intelligence d'un homme, chuchotais-je a Kylar

Pas assez bas apparement puisque deux d'entre eux se leverent et vinrent vers moi :

"Qu'est ce qu'elle dit la demoiselle ? Tu veux qu'on t'apprenne a respecter tes ainés et des gardes de l'Empire qui plus est ?

Je me levais sous l'oeil inquiet de Kylar, je le voyais prêt a intervenir.

Je lui fis un clin d'oeil, histoire qu'il ne s'inquiete pas.

"Des gardes? C'est bizzare je n'entends pourtant que des beuglement depuis tout à l'heure.

-Qu'est ce que tu as dit ?!?

-Ah vous êtes sourds en plus ? Pas de chance dis donc. lui repondis en gardant un ton calme mais insolent comme je savais si bien le faire

"Tu vas voir !, dis son voisin en levant la main vers moi

Un mouvement rapide attira mon regard et stoppa net le mouvement du garde. Une voix calme mais ferme :

"Et bien ? Est ce ainsi qu'on a appris a traiter les jeunes femmes?

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Arzac
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   13.11.12 20:51

C’était encore l’automne, et pourtant Hiver commandait déjà au ciel et faisait tomber lentement ses premiers flocons. Ils descendaient inlassablement des nuages, tombaient par centaine, par milliers, et virevoltaient doucement au gré du vent, avant d’atteindre le sol qui se couvrait déjà d’un fin manteau blanc. Le soir tombait déjà sur l’horizon, qui aurait été encore clair à la même heure, quelques mois auparavant. Une obscurité crépusculaire avait en quelques minutes emplie le ciel déjà sombre, ne rendant que plus belle la valse monotone à laquelle s’adonnaient les milliers de petites tâches blanches et froides dont le flux d’arrivée continu ne faiblissait pas. Dans le ciel, un corbeau passa, dont le noir profond contrastait à peine avec le ciel obscur et nuageux. La nature allait pouvoir commencer son long sommeil, pour ne se réveiller que plus belle et plus éclatante. Il y a peu, elle avait révélé avec la beauté des couleurs d’automne les derniers secrets de sa superbe, et il était grand temps pour elle de se reposer. Les plantes, les animaux : tout le monde, ou presque, allait pouvoir prendre ce répit bien mérité. Les hommes faisaient partie des exeptions. Eux, même s’ils ralentissaient parfois leur rythme, continuaient toujours à marcher sans se poser de question, sans prendre le temps de s’arrêter. Comme pour oublier qu’eux aussi ont une fin, comme toute chose en ce monde.

C’est à cela que songeait Arzac lorsque la silhouette sombre de Belatona se dissina à l’horizon. Le jeune noble était vêtu, sous une épaisse cape noire à capuche, d’un costume de feutre brun, sous lequel on voyait ressortir le col de sa chemise blanche. Autour de son cou était enroulé, comme toujours, son collier de cuir auquel était accroché sa petite rose, taillée dans le rubis, seul héritage de ses parents qu’il n’aie pas de honte à porter. À ses mains, les gants de cuir solidement attachés n’étaient pas de trop pour lutter contre le froid qui se faisait mordant. Le jeune homme était accompagné d’Edmond, le majordome de la famille depuis de nombreuses années, et de Laurent, le nouveau domestique. Les trois hommes voyageaient à cheval. Edmond, en tête, cheveauchait un bel étalon blanc acheté la veille du départ à Urû’baen. Il était suivi d’Arzac, qui lui voyageait sur un palefroi magnifique, qu’il possédait déjà depuis cinq ans, d’une superbe robe noire, appelé Tornade. Venait ensuite le jeune serviteur, qui lui était assis sur une haquenée brune, également achetée avant le départ. Chacun transportait une partie des affaires emportées à l’arrière de sa selle. Le jeune aristocrate se rendait chez son oncle, à Teirm. Les trois homme allaient faire étape à Belatona, où ils déposeraient les chevaux, avant de prendre un bateau pour remonter la Toark jusqu’à Teirm. Le voyage allait durer un peu plus d’une semaine.


-Nous allons arriver, messire, dit Edmond en baillant. Cela faisait deux semaines qu’ils chevauchaient à pleine allure, sans répit, et dans le froid, de surcroît. Une bonne nuit de sommeil ne leur ferait donc aucun mal.
-Oui, cela ne saurait tarder. Je propose de rester un jour de plus que prévu à Belatona. Nous avons grand besoin de repos.

Le paysage qui leur était offert aurait été parfait pour un tableau. Le sentier recouvert de givre, la forme fantômatique de la ville, les arbres à présent nu ; toutes ces choses apportait une certaine beauté à ce sentier, qu’Arzac prit plaisir à parcourir. Après encore une demi-heure de cheveauchée, et les trois cavaliers étaient aux portes de la ville. Quatre gardes en uniformes pourpres surveillaient l’entrée. L’un d’eux se racla la gorge :

-Bon … C’est qu’il se fait tard. On a pas le droit de faire entrer n’importe qui. À qui avons nous l’honneur ? Ce fut Edmond qui répondit :
-Messire Arzac de Kerdanet, d’Urû’baen. Nous faisons étape ici avant de rejoindre Teirm par le fleuve.
-Ah, excusez-nous messires, vous pouvez entrer.

Les quatre hommes s’écartèrent pour laisser passer les trois hommes. Estimant qu’ils avaient convenablement fait leur travail, Arzac lança une pèce d’or au garde qui avait parlé. Derrière eux, les quatre soldats refermèrent les portes de la ville, qui grincèrent avant de se rejoidre dans un bruit de chox métallique. Les arrivants de la capitale descendirent de cheval, dont le bruit des sabots frappant les dalles des ruelles résonnait dans la ville endormie. Leurs ombres, créées par une lune claire, semblaient danser sur les murs des habitations. Les voyageurs déambulèrent dans ces rues belles et silencieuses durant encore quelques minutes avant de trouver une auberge.

-Laurent, va garer les chevaux à l’écurie. Rejoins-nous à l’intérieur.
-Oui monsieur, tout de suite monsieur.

Arzac ouvrit la porte en bois de l’auberge. La lumière chaude de l’intérieur s’échappa par l’entrebaillement de la porte. A l’intérieur de la bâtisse planait une atmosphère étouffante, et, chose inhabituelle dans une auberge de ce type, un silence profond y régnait, accompagné de chuchotements précipités. La pièce était grande, basse de plafond. Toute la moitié de l’espace était occupé par des tables dont les occupants se livraient à des occupations diverses. Au bar, une jeune fille - que le jeune noble trouva assez jolie, d’ailleurs - semblait avoir une discussion pour le moins assez mouvementée avec un homme qui, de toute évidence, était un soldat de l’empire. Son uniforme pourpre était assorti à son teint rougeâtre. Apparemment, il avait déjà un peu bu. Tous les regards étaient tournés vers cette ces deux-là. Arzac s’adossa contre le mur pour observer la scène.

-Des gardes ? C'est bizarre, je n'entends pourtant que des beuglements depuis tout à l'heure.
- Qu'est ce que tu as dit ?!
- Ah, vous êtes sourds en plus ? Pas de chance dis-donc.
- Tu vas voir ! Vociféra le garde en faisant un pas, vers la jeune fille, la main levée, prêt à frapper.

C’est à ce moment qu’Arzac jugea nécessaire d’intervenir. Il lança sa cape à Edmond, et avança rapidement vers le bar, s’adressant à l’homme :

-Eh bien ? Est-ce ainsi qu'on a appris à traiter les jeunes femmes ?

Le soldat se retourna, et blanchit d’un coup, pensant, à juste titre, qu’il s’agissait là d’un aristocrate, et par conséquent, de son supérieur.


-Vous devriez avoir honte, monsieur, d’oser lever la main sur une si jolie dame. Ce n’est pas la conduite qu’on attend de quelqu’un qui doit faire figure de modèle aux yeux du peuple. Sachez que vous n’avez pas mes compliments. Vous pouvez disposer. Et ah, aubergiste, gardez-moi votre meilleur vin.

Ce dernier, qui était apparemment en train d’ouvrir la bouteille en question, à les table des soldats, arrêta donc son geste et revint au bar, la bouteille de vin à la main. Le soldat sermoné, honteux, s’inclina devant Arzac, voyant de surcroît son vin lui passer sous le nez. Le jeune noble se tourna ensuite vers la jeune femme.

-Quant à vous, Madame, sachez que je suis votre humble serviteur.

Il s’inclina légèrement et déposa un baiser sur la main de la jeune femme. À sa gauche, Edmond leva les yeux au ciel et soupira.

Hrpg : Voilà. S'il faut changer quelque chose, aucun souci, bien entendu ^^

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" Le corps humain pourrait bien n'être qu'une apparence. Il cache notre réalité. Il s'épaissit sur notre lumière ou notre ombre. la réalité, c'est l'âme. A parler absolument, notre visage est un masque. Le vrai homme, c'est ce qui est sous l'homme. [...] L'erreur commune, c'est de prendre l'être extérieur pour l'être réel."
- Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer.

Arzac - Thèmes 1 et 2


Dernière édition par Arzac le 02.12.12 19:05, édité 1 fois
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Elora
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   20.11.12 19:14

" Un veritable gentleman, une rareté de nos jours, dis je

Il sourit, géné. L'homme a son coté toussota.

"Hum, vous plairait-il de venir boire de ce vin du meilleur cru a notre table ?

-Avec plaisir, repondis je

Je le suivis a sa table, il tira ma chaise pour que je puisse m'asseoir.

L'aubergiste ouvrit la bouteille et la deposa au centre de la table. L'homme le plus agé qui accompagnait le jeune nole nous serva un verre. A sa facon de se comporter je devinais qu'il devait être à son service.

"Je ne me suis même pas presenté, Arzac


-Elora ! Enchantée ! Alors comme cela vous venez de la capitale?

-C'est exact. Je me rends a Teirm pour y voir de la famile. Et vous ? D'où venez-vous ?

-Je me rends egalement a Teirm pour les mêmes raisons que vous. J'ai vecu a Teirm quelques années mais je suis née plus au nord.

-Vraiment ? Et bien voyez vous je ne crois pas au coincidences .

-Moi non plus, même si je pense que rien n'est ecrit des la naissance et que chacun est sur Terre pour y poser sa propre pierre.

Il allait me repondre lorsque Kylar s'approcha. Il se tint a mon coté et se pencha pour me chuchoter quelque chose a l'oreille :

'Ne me dis pas que tu te plais a rester avec ce frimeur ? Il a un air suffisant insupportable. Tu vaut mieux que ca.


-Je ne vous derange pas? Ne vous a-t-on jamais appris a vous presenter ? Et a ne pas importuner une demoiselle ? dit Arzac en regardant mon voisin.

Kylar se tourna vers lui, les poings serrés.

-Qui te dit que je la derange ? Repondit agacé Kylar


Arzac soupira et regarda Kylar dans les yeux :


"Je crois que tu as du travail alors retournes y et ne viens plus nous importuner.

Kylar rougit de colere et lanca son poing en direction du visage d'Arzac qui le bloqua en repoussant sa main. Il lui adressa un sourire dedaigneux.

Les gardes qui nous observaient depuis un moment se leverent dans un seul mouvement et se dirigerent vers notre table :

"Messire ! crierent-ils

-Reculez ! Ce n'est pas necessaire. Partez.

-Mais Messire, dit le plus grand

-Obeissez !

Ils sursautèrent et retournèrent à leur table.

Redoutant un nouveau coup je me mis entre les 2 et posa une main sur leur torse histoire de les calmer.

Je sentais sous ma main la respiration saccadé de Kylar. Il etait enervé. De son coté Arzac gardait une respiration controlée et calme. Pourtant c'etait les yeux de Kylar que je fixaient, le suppliant silencieusement de se calmer. Il me regarda intesement et partit.

Je soupirais, me massa les tempes et avala une gorgée de vin. Si seulement Orïnor etait là. Sa presence etait si apaisante a mon coeur. Je m'assis et regarda Arzac, qui s'assit egalement :

"Pfff... La jalousie est un bien pietre sentiment.

Je soufflais, agacée d'ne telle reponse. Peut etre aurais-je mieux de les laisser se battre apres tout.

-Gardez vos commentaires. Il n'est pas seul fautif. repondis je acerbe

Il se contenta de me sourire avec son air amusé auquel je finissais a m'habituer.
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Arzac
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   26.11.12 20:43

Pathétique, ce gamin. Encore un qui n’a rien compris à la vie. Provocateur, Arzac soupira :

- Pff … La jalousie est un bien piètre sentiment.


Elora le dévisagea, apparemment agacée en tout point de sa réponse. Ce qui était l’effet voulu. Arzac voulait s’amuser et ne voyait pas de raison de s’en priver. La vie n’a pas de sens si l’on ne peut pas en profiter.

- Gardez vos commentaires. Il n'est pas seul fautif.


Arzac se contenta de sourire, amusé, tout en portant son verre de vin à ses lèvres. Voir tout le monde s’énerver autour de lui en restant de marbre lui était d’une douce volupté. Mais bon. Il y a un temps pour tout. Il faut savoir quand revenir au sérieux. Ainsi donc, cette jeune fille se rendait tout comme lui à Teirm. Étrange … Ils se recroiseraient donc à un moment ou à un autre. Quoi qu’il en soit, il devait rester sur ses gardes. Il ne savait rien de cette personne, et devait s’attendre à tout. Sans laisser transparaître ses pensées, il relança la discussion :

- Quand partez-vous, pour Teirm ?
- Dans le courant de la matinée de demain si possible.
- Tiens donc ! Nous aussi comptions partir demain, le plus tôt possible. Nous avons déjà pris un peu de retard sur le chemin depuis Urû’baen, et devons nous dépêcher pour arriver à la date prévue.

A ce moment là, Laurent entra dans l’auberge, essouflé, les joues rougies par le froid du dehors. Apparemment, il avait couru. Il adressa un petit signe de tête à son maître. Ce dernier se retourna vers son domestique :


- Eh bien, Laurent, tu en as mis du temps, pour mettre trois chevaux à l’écurie !
- Désolé, Monsieur.
- Bien, va avec Edmond au port, et essayez de nous trouver un navire pour nous emmener à Teirm demain matin.

Ils sortirent. Arzac reporta son attention sur sa voisine. Il voulait en savoir plus sur celle-ci, car quelque chose, il ne savait pas quoi, le dérangeait.

- Alors comme ça, vous avez vécu à Teirm ?

- Oui effectivement. Après l'attaque de mon village, tous mes proches ont été assasinés, nous sommes peu à nous en être sortis vivants. Je me suis retrouvée a Teirm et j'ai rencontré un homme qui m'a considéré comme sa fille et qui m'a adopté dans sa famille. J'avais une mère, 2 frères, des gens qui m'aimaient. C'est aussi lui qui m'a appris à me défendre et à tirer a l'arc. Cela fait quelque temps que je ne les ai pas vus, donc j'en profite.

Elle afficha un visage confus, et rougit légèrement. Peut-être était-elle embarassée, et croyait avoir importuné Arzac, qui n’en avait peut-être rien à faire. Mais au contraire, lui trouva cela très intéressant. Par contre, il trouvait toujours quelque chose louche, et cette impression bizarre le dérangeait. Mais poser encore des questions aurait paru étrange. Il décida donc de changer d’approche :

- Oh, je suis désolé. Ca a dû être très dur pour vous. Et je n’aurais pas dû me mêler de ça. Ce ne sont pas mes affaires. Encore pardon.

- Non je n'aurais pas du m’attarder sur des détails sans importance.
- Oh, ne vous inquiétez pas. Bon, il se fait tard. Si nous voulons partir de bonne heure, nous devrions peut-être aller nous coucher.

Arzac se leva, et s’inclina légèrement devant Elora :


- Bonne nuit, mademoiselle.

Il se dirigea vers le bar, pour chercher les clés de la chambre qu’Edmond avait prise. L’aubergiste les lui donna, ainsi qu’une lampe à huile. Arzac alla ensuite à l’escalier du fond de la salle, pour monter à l’étage, où étaient les chambres. Il quitta l’ambiance chaude et étouffante de la salle pour arriver dans la pénombre de l’escalier de bois. Il soupira de soulagement lorsque la porte se refermit derrière-lui. Le bruit lui avait toujours été d’un désagrément pénible. Il gravit les marches de l’escalier, qui grinçaient sous ses pas. Chambre 9. Arzac introduisit la clef dans la porte. Deux tours vers la gauche. La porte s’ouvrit sans bruit. Apparement, elle avait été huilé il n’y avait pas longtemps. A la faible lumière de la lampe, il examina la chambre. Une table, une chaise et un lit. Bien. Il domirait correctement. Il referma la porte derrière-lui.

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Arzac - Thèmes 1 et 2
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   30.11.12 21:53

Le jeune noble ne se contenta que de sourire, sans doute amusé par ma reaction.A ce moment il sembait si...suffisant. Surement un trait de caractere des jeunes nobles de l'Empire. Il porta le verre de vin à sa bouche. La couleur bordeaux de celui ci etait parsemé de petites touches de lumieres. Ses yeux fixaient le bois usé de la table. Il semblait soucieux... Mais de quoi ? Qui sait, peut etre qu'il allait s'excuser

- Quand partez-vous, pour Teirm ?
- Dans le courant de la matinée de demain si possible,

- Tiens donc ! Nous aussi comptions partir demain, le plus tôt possible. Nous avons déjà pris un peu de retard sur le chemin depuis Urû’baen, et devons nous dépêcher pour arriver à la date prévue.

A cet instant, un autre jeune homme entra dans l’auberge,faisant s'engouffrer le vent froid jusqu'à moi .Je ne sais si ses joues avaient rougi par le froid de la nuit glaciale ou par une course effrénée. Je ne lui aurait pas prêter plus d'attention si son regard ne s'etait pas posé vers nous et si il ne s'etait approché de notre table et dirigé vers Arzac.Il fit un signe de la tête à ce dernier qui se tournant vers lui dit :


- Eh bien, Laurent, tu en as mis du temps, pour mettre trois chevaux à l’écurie !
- Désolé, Monsieur.
- Bien, va avec Edmond au port, et essayez de nous trouver un navire pour nous emmener à Teirm demain matin.

Alors comme ca, ces deux là etaient a son service? Et bien !

Les deux hommes concernés s'executerent sans broncher et sortirent de l'auberge. Je me retournais vers Arzac qui me regardait, avant de s'adresser à moi:


- Alors comme ça, vous avez vécu à Teirm ?

- Oui effectivement. Après l'attaque de mon village, tous mes proches ont été assasinés, nous sommes peu à nous en être sortis vivants. Je me suis retrouvée a Teirm et j'ai rencontré un homme qui m'a considéré comme sa fille et qui m'a adopté dans sa famille. J'avais une mère, 2 frères, des gens qui m'aimaient. C'est aussi lui qui m'a appris à me défendre et à tirer a l'arc. Cela fait quelque temps que je ne les ai pas vus, donc j'en profite.

Non mais quelle idiote je vous jure ! Parfois je me giflerais! Si Orïnor avait été avec moi il aurait daccord avec moi. Quelle idée de raconter sa vie a un inconnu ainsi. Qui plus est un imperial ! Si il venait à apprendre ma situationje serais dans de beaux draps..

Je reposais mon regard sur Arzac qui semblait confus :

- Oh, je suis désolé. Ca a dû être très dur pour vous. Et je n’aurais pas dû me mêler de ça. Ce ne sont pas mes affaires. Encore pardon.
- Non je n'aurais pas du m’attarder sur des détails sans importance.
- Oh, ne vous inquiétez pas. Bon, il se fait tard. Si nous voulons partir de bonne heure, nous devrions peut-être aller nous coucher.
Sur ce, il se leva et s'inclina devant moi :
- Bonne nuit, mademoiselle.

Bon, peut être qu'il est pretentieux mais au moins il a des manieres


Il se dirigea vers le bar pour y recuperer les clés de sa chambre j'imagine. J'avalais le reste de boisson qui restait dans mon verre et soupirais. Cette soirée avait été eprouvante. Je m'etais attiré les foudres des gardes et la sympathie d'un noble imperial. L'Empire... En tant que Dragonniere je ne pouvais me permettre d'être aussi peu vigilante.

Mes yeux se fermaient doucement. J'avais besoin de sommeil. Mon voyage m'avait vraiment fatiguée. C'est different de faire la route à pied et non a dos de dragon. J'allais recuperer les clés de ma chambre egalement au bar.

"Alors tu vas déja te coucher ? me dit Kylar en me tendant les clés.

-Oui, je suis fatiguée. Une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien. Je partirais demain matin.

Une ombre lui assombrit soudainement le visage. Il me sourit tristement et se retourna. Je ne comprenais pas sa reaction.

Je recuperais mes clefs et montait à l'etage. Le bois des escaliers craquait sous mes pas. Il etait pres de minuit et le couloir etait silencieux. J'entrais puis refermais la porte de ma chambre derriere moi.

Le lit etait simple mais avait l'air plutot confortable. La couverture etait d'un bleu pâle et dont les coutures noires etaient tres visibles. Un oreiller etait posé tout simplement. Je me changeais sommairement et me glissa sous la couverture. Quelques minutes suffirent pour plonger dans l'abîme des songes...
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Arzac
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   02.12.12 14:57

Les rayons du soleil matinal entraient doucement dans la chambre de l’auberge, baignant la pièce d’une douce et claire lumière. Il était encore tôt, et le soleil était en train de se lever. Arzac s’étira péniblement dans son lit. Quelqu’un frappait à la porte. L’impérial avait très mal dormi, bien que le lit ait été confortable et chaud : il n’avait arrêté de ressasser les évènements de la veille dans sa tête. Car, plus il y réfléchissait, plus cette Elora lui semblait étrange. Certains de sa caste l’auraient trouvé ordinaire, quelconque. Mais Arzac, lui ne s’arrêtait pas aux apparences. Étant lui-même doué en dissimulation, il savait combien se fondre dans la masse pouvait être utile pour masquer quelque chose. Et sa curiosité n’étant pas son moindre défaut, il brûlait de découvrir ce que la jeune fille avait à cacher. Car elle avait quelque chose à cacher, il n’en avait pas l’ombre d’un doute, et ses intutions ne le trompaient que très rarement. Il ouvrit les yeux, déjà éveillé, et se mit en position assise. A la porte, les coups redoublèrent d’intensité. Ce devait être Edmond qui venait le réveiller, comme son maître le lui avait demandé.

- Oui ?

- Monsieur, il est l’heure de partir.
- Bien Edmond, j’arrive.

L’aristocrate se leva rapidement, prêt. Il ne mettait jamais longtemps à se réveiller, et était étonné de ne pas s’être éveillé de lui-même, ce qui était d’habitude le cas. En même temps, il n’avait pas beaucoup dormi. Il se leva, et frissonna lorsque ses pieds nus touchèrent le sol glacé. Oui, l’hiver était bien là. Cette saison avait toujours fait beaucoup réfléchir l’impérial, que ce soit sa beauté froide ou la courte durée de ses journées. Mais bon, pour une fois, ce n’était pas le moment de réfléchir. Arzac était attendu dans cinq jours chez Robert de Kerdanet, son oncle. Il avait déjà beaucoup de retard, et ne devait pas en accumuler de nouveau. Logiquement, il serait en retard de plusieurs jours, la route étant longue jusqu’à Teirm.

Il enfila en vitesse les habits de la veille, posés sur la seule chaise de la pièce de mobilier rustique, puis attrapa sa cape, posée sur la table. Habillé, il se recoiffa légèrement, donnant à ses cheveux une petite allure rebelle, et sortit, en prenant la clef de la chambre. Le couloir de l’étage de l’auberge était totalement silencieux. L’aristocrate verrouilla la porte, ce qui troubla un peu le silence du corridor. Arzac arriva silencieusement dans l’escalier qui menait à la salle de l’étage inférieur. Il emprunta prestament celui-ci, et ouvrit la porte qui donnait sur le bar. Les seules personnes présentes étaient Edmond, Laurent, l’aubergiste et le jeune impertinent de la veille. Arzac déposa la clef de sa chambre et quelques pièces sur comptoir, sans faire attention à la somme qu’il laissait elle servirait pour l’entretient des chevaux. Il s’adressa au majordome :


- Avez-vous trouvé un bateau pour Teirm, hier ?

- Oui Monsieur. Il doit déjà nous attendre. Nous avons chargé les affaires hier soir. Vous étiez déjà couché, il me semble.
- Bien. Merci Edmond, tu fais un exellent travail. Dommage que tous ne soient pas comme toi.

Il avait adressé ses dernières paroles ironiques à Laurent, qui tout en étant fidèle et dévoué, faisait souvent preuve d’une maladresse exaspérante. Arzac se tourna vers le propriétaire :

- Ah au fait, aubergiste, prends soin de nos chevaux pendant notre abscence. Nous serons de retour dans environ un mois.
- Bien Monseigneur.
- En route.

Arzac emboita le pas à ses compagnons, et ouvrit la porte de l’auberge. L’air glacé de l’hiver lui arriva en pleine figure, et ébouriffa ses cheveux châtins. L’aristocrate jeta sa cape sur ses épaules pour se protéger du froid. Il n’avait pas l’intention de tomber malade comme presque chaque hiver.

Les pavés de la rue étaient couverts de neige. De nombreux centimètres s’étaient ajouté à la fine couche de glace déjà présente la veille. Quelques petits nuages blancs étaient éparpillés dans le ciel. Le soleil se levait, revêtant le firmament d’une lumière dorée. Un oiseau solitaire traversa la ville, au dessus de leur tête. Belatona était calme, mais la vie commençait ça et là à s’éveiller. Quelques fenêtres s’ouvraient, des chiens aboyaient au loin, les arbres dansaient lentement au gré du vent. La calme et la tranquilité émanaient de la ville de la ville portuaire. Les trois hommes se dirigèrent vers le port. Au loin, le lac Leona était déjà visible, le soleil miroitant sur les eaux de lac, qui semblait être un énorme miroir doré, qui s’étendait comme à l’infini sur l’horizon. Quelques bateaux isolés voguaient au gré du vent sur cette imensité d’eau. Arzac se dit que finalement, ils mettraient peut-être plus qu’une semaine, et qu’il en faudrait sûrement compter sur au moins trois.

Ils arrivèrent sur le quai. Même en cette heure prématurée, de nombreux marins faisaient des allers-retours entre les docks et les bateaux, chargeant et dérchargeant les nolbreuses marchandies des commerçants et particuliers. Edmond montra du doigt un homme à Arzac, aparement un capitaine, qui semblait attendre quelqu’un. L’homme en question était habillé chaudement, et portait une casquette bleu marine. Une grosse moustache bien garnie occupait une grande partie de son visage bienveillant et débonnaire. Le majordome chuchota à l’oreille de son maître :

- C’est l’homme qui va nous conduire jusqu’à Teirm. Un des meilleurs capitaine de Belatona.

Un mouvement sur sa droite attira l’attention du noble. Mademoiselle Elora, tiens donc ! Eh bien. La jeune femme observait l’horizon, une pointe de nostalgie sur le visage.C’était le moment qu’Arzac attendait. L’aristocrate s’adressa au majordome :

- Bien. Attendez-moi ici, je reviens.

Il avança discrètement vers la jeune fille. Elle ne l’avait pas encore remarqué. Il fit semblant de faire autre chose, puis, feignant la surprise, il s’adressa à elle, sa petite idée déjà en tête :

- Mademoiselle Elora ! Décidément, le hasard fait bien les choses !

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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   19.12.12 14:19

J'ouvrais subitement les yeux. De fines gouttes de sueur coulaient sur mon front. Ma respiration etat saccadee. Je me rememorais ce reve, non ce cauchemar qui m'avait mise dans cet etat. D images de ma premiere rencontre avec des Razac. Des images ignobles s'etaient formees dans mon esprt. J'avais reve d'Orinor qui etait si petit, si frele, un petit dragonneau. Je l'avais imaginé dans les mains, si on peut appeler ça des mains, de ces monstres. J'en avais encore des frissons.
Je tournais la tête vers la fenêtre. Le soleil ne s'était pas encore levé.
Je décidais de me lever et d'aller me laver avec la petite bassine qui se trouvait près de l'armoire. J'utilisais un sort qui fit réchauffer l'eau que j'avais versée. Après ma rapide toilette, je me rhabillais et attacha mes cheveux en une queue de cheval haute qui dégageait mon visage.
Je descendis dans la salle de l'auberge qui était évidemment vide. Enfin presque.
En effet, l'aubergiste était entrain de finir de nettoyer les verres.
Tant mieux, je n'aimais pas laisser de l'argent comme ça. Je me dirigeais vers lui, ma bourse à la main et en sortit quelques pièces que je fis glisser jusqu'à ses mains. Il me regardât, sourit et je lui souhaitais une bonne journée.

Dehors, tout était calme mis à part les marchands qui installaient leurs étalages télés boulangers dont l'odeur de pain sortait des fours. Je respirais cette bonne odeur et me dirigea vers un petit magasin pour me refaire un petit stock de provisions car le voyage en bateau jusqu'à Teirm serait long.
Lorsque ce fut fait, je me dirigeais tranquillement vers le port où m'attendait mon bateau. Nous ne partirions que dans quelques heures.
Arrivée là-bas, je me retrouvais sur le pont. Le bateau était là et les ariens couraient dans tous les sens sur les ordres d'un homme qui devait être le capitaine de ce bateau.
Je me dirigeais vers lui, il semblait attendre quelqu'un car ses yeux étaient fixés vers l'entrée du port. Je lui demandais dans combien de temps nous partirions. Il me répondit vaguement sans même se tourner vers moi.
Sa réaction m'agaca mais je décidais de m'éloigner un peu tout en restant près du bateau. Je posais mon regard sur l'horizon. Les rayons du soleil se reflétaient sur la surface de l'eau. On aurait dit des milliers de pierres précieuses. Je portais inconsciemment ma main au pendentif où pendait un saphir. La même couleur que les écailles d'Orinor. Orinor. Il me manquait tellement... Je réfléchissais à ma famille que j'allais revoir à Teirm. Pourrais je leur dire ce que ma vie était devenue? À quel point j'avais changée?


"Mademoiselle Elora ! Décidément le hasard fait bien les choses !
Je tournais légèrement la tête vers la voix qui m'avait appelée. Arzac. Le jeune noble d'hier

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Arzac
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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   01.01.13 16:05

Elora regarda Arzac, surprise. Elle ne s’attendait visiblement pas à voir le jeune aristocrate ici. Ce dernier enchaîna tout de suite, ne laissant pas le temps à son interlocutrice de dire quelque chose :

« Puisque vous allez aussi à Teirm, pourquoi ne feriez-vous pas le voyage en notre compagnie ? »

Elle hésita légèrement, pesant sûrement le pour et le contre de la chose. Elle finit toutefois par répondre :

« Hum … Pourquoi pas. Ça me fera un peu de compagnie !

- Il aurait en effet été dommage qu’une demoiselle face un si long chemin seule, et ce par temps d’hiver. »

Parfait. Arzac avait sa prise, et il allait enfin pouvoir découvrir ce que la jeune fille avait à cacher, question qui le tourmentait depuis la veille. Il invita Elora à le suivre, désignant le navire, près duquel attendaient les deux domestiques du jeune noble :

« Le bateau est prêt. Si vous voulez bien vous donner la peine de me succéder. »


Il se dirigea vers l’embarcation, la jeune femme sur ses talons. Le voilier qui les attendait avait un grand aigle impérial en bois sculpté et peint à sa proue, et qui était légèrement recouvert de neige à cause de la tempête de la veille. Il tanguait calmement sur les eaux profondes du lac Leona, sur lesquelles une agréable mais froide brise soufflait. Sur sa voile, gonflée par le vent, l’emblème de l’Empire était tracé à la peinture rouge, contrastant avec le blanc immaculé du reste de la voile, couleur qui d’ailleurs rappelait le tapis blanc qui s’étendait sur tout Belatona. Autour du mât volaient en cercle plusieurs mouettes et autres oiseaux marins. Le bateau en question était un petit galion à trois mâts, et semblait robuste et de bonne facture. Fier, il s’étendait au-dessus du lac comme pour le dominer. Une dizaine de rames ressortaient de la coque du navire, et on devinait la présence de deux ou trois canons derrière de petites ouvertures discrètes un peu plus bas. Cette mesure de sécurité était devenue courante dans les bateaux de commerce assez riches, qui étaient quelques fois attaqués, surtout par ces temps de guerre avec les Vardens. Plusieurs marchands s’étaient fait piller leur navire, quelques armes à bord n’étaient donc pas de trop pour décourager d’éventuels ennemis ou autres bateaux qui pourraient s’avérer dangereux.

Arzac se dirigea vers la passerelle, près de laquelle attendaient Edmond et Laurent. Le capitaine du bateau était aussi présent, et contrôlait lui-même avec ses lieutenants le passage des différents marchants et voyageurs qui chargeaient leurs convois ou bagages sur le bateau. Le majordome, en voyant son maître accompagné de la jeune demoiselle de la veille, dut immédiatement comprendre de quoi il s’agissait, car Arzac crut comprendre qu’il disait au capitaine qu’il y aurait un passager de plus à bord. Il donna d’ailleurs quelques pièces en plus à l’intéressé.

L’aristocrate monta sur le pont, Elora toujours derrière lui, après avoir adressé un bref « bonjour » au capitaine. Ce dernier s’inclina et appela un jeune marin pour qu’il fasse faire la visite de son navire au noble. Le matelot qui accourut ne devait pas avoir dépassé la vingtaine d’années. Son visage était pourtant marqué, signe de la dure mise à l’épreuve qu’était le métier de marin. Il portait un pantalon noir très sale, et un vêtement rayé bleu et blanc. Après s’être lui aussi incliné devant la jeune demoiselle et le noble qui la précédait, il leur fit signe de le suivre. Le bateau comportait effectivement deux rangs de rameurs, de part et d’autre de l’allée centrale du pont, qui était recouvert d’une couche de neige plus ou moins épaisse. De nombreux hommes d’équipage couraient sur le pont, terminant les derniers préparatifs avant de lever l’ancre. Ils grimpaient aux cordages avec habileté, tendaient ou repliaient les différentes voiles, et se hélaient d’un bout à l’autre du navire, créant un vacarme assez impressionnant, et dont on n’avait pas conscience à l’extérieur. Leurs cris se mêlaient d’ailleurs à ceux des oiseaux, et ce bruit avait quelque chose d’assez stimulant.

Le jeune homme qui servait de guide à Arzac et Elora se dirigea vers l’arrière du navire, où se trouvaient les cabines. Quatre portes, peu espacées, étaient sur la façade de l’édifice. Les cabines devaient être petites. Le jeune marin ouvra la porte qui se trouvait tout à droite, et invita Arzac et Elora à jeter un œil à l’intérieur. La cabine était en effet très étroites. Deux lits simples occupaient tout l’espace de la pièce, ne laissant qu’un tout petit peu de place pour passer entre eux. Au dessus, deux autres lits étaient suspendus, attachés au mur et au plafond par des barres de fer. Le tout semblait assez solide. Le jeune matelot les ft ensuite sortir, et leur informa des différents occupants des autres cabines. La capitaine, ainsi que deux marchands qui faisaient le voyage, en avaient une. Les marins, quant à eux, dormaient dans les cales. Le jeune homme s’inclina une dernière fois, puis disposa.

Quelques heures plus tard, le bateau partait enfin pour Teirm. Le léger vent arrière qui soufflait et le beau temps étaient de bonne augure, et le capitaine affirma que quatre jours de voyage seulement seraient nécessaires pour atteindre leur destination si le temps se maintenait. A midi, le repas fut frugal. Quelques fruits, du pain, du vin et de la viande séchée furent servis aux passagers de marque. La courte durée du voyage permettait d’emporter des aliments qui ne se conservaient pas longtemps. Arzac passa le plus clair de sa journée à regarder le lac et le ciel, ou bien à discuter avec Elora ou Edmond. Il n’aborda avec le jeune fille que des sujets sans importance, comme le temps ou le paysage. Il échangea également quelques mots avec les deux marchands qui voyageaient en leur compagnie. Le voyage était pour l’aristocrate un moment de détente propice à la réflexion. S’il paraissait parfois s’ennuyer, il n’en était rien. Il avait encore bien trop d’éléments à retourner dans tous les sens, à considérer sous toutes leurs facettes pour s’ennuyer ne serait-ce qu’un instant. Et puis, même lorsqu’il n’avait rien à faire, il avait toujours la possibilité de se représenter une partie d’échecs dans sa tête, contre lui-même, comme il en avait l’habitude. Un échiquier, pour jouer, n’était plus pour lui indispensable. Le plateau de bois constituait désormais un luxe dont Arzac profitait lorsqu’il en avait un à portée de main. Mais une simple représentation mentale lui était suffisante pour jouer une partie.

Le voyage se poursuivit ainsi pendant trois jours. Le vent ne faiblit pas, et aucun nuage ne vint troubler la tranquillité de la croisière. Les marins n’eurent pas besoin de ramer, et le bateau avançait à vive allure vers la ville de Teirm. Les observations à faire à bord étaient nombreuses. Regarder les marins travailler était un divertissement assez amusant aux yeux d’Arzac. Les voir se balancer dans les cordes du navire était souvent comique, et l’ambiance était, grâce aux marins, joyeuse. Ils chantaient souvent, ce qui ajoutait encore d’avantage de gaité au voyage. Arzac, qui d’ordinaire les aurait méprisé, rit même à certains moment, détenu au plus haut point. Ce voyage l’aurait décidément bien relaxé. Et puis, dans l’après-midi du quatrième jour de route, les marins poussèrent une exclamation. Au loin, la silhouette de Teirm se découpait sur le ciel bleu. Le voyage touchait à son terme.

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MessageSujet: Re: Le manteau blanc de Belatona   06.01.13 0:10

J'étais surprise de le voir ici puis notre conversation d'hier me revint en tête. Il avait parlé de se rendre à Teirm lui aussi. Moi qui pensais pouvoir profiter de mon voyage jusqu'à Teirm pour me reposer...
Quoique n'ayant pas pu recueillir une masse d'informations majeures sur les actions de l'Empire cela serait peut être une chance de me rattraper. Ca m'étonnerait que je puisse retirer beaucoup d'informations de la part d'Arzac puisque même si ce n'était qu'une impression je le sentais se méfier de moi. Il essayait de trouver ce que j'avais bien à cacher. Et de son côté, il ne me facilitait pas la tâche. Son esprit était extrêmement bien protégé. On avait lui enseigner cette technique dès son plus jeune âge.
Il serait dommage de faciliter la tâche aux Vardens....
Je voulus lui répondre mais il ne m'en laissa absolument pas le temps :

« Puisque vous allez aussi à Teirm, pourquoi ne feriez-vous pas le voyage en notre compagnie ? »

Je ne lui répondis pas immédiatement, était ce vraiment une bonne idée de voyager avec des empiriens ? Car malheureusement Arzac n'était pas seul. Ses deux serviteurs, Edmond et Laurent je crois l'accompagnaient partout ! Quoique pour l'instant il est seul. Avec un peu de chance....
L'idée de refuser sa proposition serait sûrement la meilleure mais je ne voulais pas donner une raison de plus au jeune aristocrate de se méfier de moi. Je finis par lui répondre :

"Hum... pourquoi pas ? Ça me fera un peu de compagnie !

- Il aurait été en effet dommage qu'une demoiselle fasse un si long chemin seule, et ce par temps d'hiver

Je ne lui répondis pas mais souriais et le suivais jusqu'au navire où attendait ses deux majordomes. Évidemment ! Ça aurait été trop beau de me faciliter la tâche...
Je fis une petite grimace mais continuais de suivre le jeune homme jusqu'à la passerelle.
Si j'avais été seule j'aurais probablement brûlées ces voiles ou bien se serait fait une joie de le faire. Leur couleur blanche, immaculée, épurée était souillée par l'emblème de l'Empire. Je posais mon regard sur les mouettes qui guettaient de la nourriture quelle leur vienne de la et ou bien des marins qui finissaient de préparer le depart du bateau. Alors que nous avancions sur la passerelle, le plus vieux d deux domestiques, Edmond me semblait-il, me regarda puis son maître et s'adressa rapidement au capitaine. Les cris des marins, des mouettes et le roulis de la mer cachant les paroles du majordome à mon oreille, je lançais mon esprit à l'assaut du capitaine. Je pensais que le premier avait du également recevoir une petite formation contre les magiciens.
Edmond expliquait au capitaine qu'ils seraient avec un passager de plus et je le vis lui tendre quelques pièces. Le capitaine ouvrit de grands yeux et regarda par dessus le majordome et fourra les pièces dans la poche de son pantalon et nous invita à monter.
Lorsque je passais devant lui, je lui fit un petit sourire sadique, histoire de lui dire : Et oui c'est bien moi la jeune fille que tu as proprement ignorée tout à l'heure. Ironique non?
Je reposais mon regard sur le dos d' Arzac et avança sur le pont.
Même si il appartenait à l'Empire, je dus bien avouer que ce bateau était assez impressionnant. Il avait l'air solide et même si je ne m'y connaissais absolument pas en navigation, je su apprécier le travail des personnes qui en avaient fait la construction.

Le capitaine avait appelé un jeune marin à ses côtés pour nous faire visiter le bateau. Je fus frappée de voir à quel point les voyages navals avaient pu marqués ses traits si jeunes. Car on voyait bien qu'il était jeune sous ses cernes, sa barbe mal rasée et ses cicatrices frontales.
Il nous conduisit vers l'arrière du navire où avaient été construites toutes les cabines. J'en compact en tout 4 à peine. Le marin nous ouvrit à cabine la plus à droite. Nous eûmes à peine la place de tenir à 3. Deux lits simples étaient disposes au sol et au dessus deux autres lits suspendus au plafond par des câbles qui semblaient ma foi plutôt solides.
Il nous informa de l'occupation des autres cabines, deux marchands et le capitaine. Il s'inclina et retourna sur le pont.


Le voyage dura environ quatre jours. Nous avions droit à des repas plus que suffisants. Je n'avais pas pense à emmener quelque lecture que ce soit et je ne pus que discuter avec Arzac et ses compagnons durant le voyage.
Ni le jeune noble ni moi ne tentions de percer les barrières de l'autre. Nos sujets de conversations restaient pour le moins sommaire. La météo ou encore le paysage qu s'étalait devant nous.
J'attendais notre arrivée à Teirm avec impatience car Orïnor devait m'y rejoindre. Notre séparation, nous l'avions prédit, aurait été trop importante autrement. Je pourrais le rejoindre et profiter de ses remarques qui rythmaient mon quotidien. Je n'arrivais pas à le joindre mentalement.
La distance était encore trop importante. Peut que le dernier jour j'y arriverais.
Et lorsqu'il arriva, en début d'après midi, je criais mentalement à l'intention de ma moitié :

*Orïnor ! Je serais bientôt arrivée! Tu m'as tellement manqué!

J'attendis et reçut une douce caresse mentale.
"Toi aussi tu m'as manqué.

Je ne pût m'empêcher de faire un immense sourire. Un sourire qui témoignait de toute la joie qui m'emplissait en ce moment.




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