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 Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]

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Pyotr
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MessageSujet: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   19.08.12 6:59

Spoiler:
 

En cette journée d’été, la place du marché de Belatona était bondée de badauds. Les marchants se hélaient entre eux critiquant sont voisins de lui voler les clients potentiels. On pouvait trouver sur les étalages une faramineuse variété de produits afin de plaire à tous. Au cri se mêlait l’odeur forte des mets préparés sur place. Dans cette ensemble de couleurs, d’odeurs et de son, l’on pouvait distinguer le rire des enfants chahutant les passants. Dans un ciel sans nuage, une ombre immense cacha pour quelque secondes les rayons du soleil de midi. On leva les yeux pour voir passer un dragon bronze. Certain crièrent d’excitation ou de peur devant la bête, d’autres soupirèrent. Le tournoi allait enfin pouvoir commencer, l’invité de Messire Krystalis était arrivé. Un groupe de cavaliers traversèrent la foule. Deux soldats portaient les étendards rouges sang affichant les armoiries de la famille Datsiouk. On murmura sur leur passage puis, une fois qu’ils eurent disparu, on recommença à crier.

Pyotr s’émerveilla devant la beauté de la ville. Fort différente d’Urû’baen, Belatona avait tout de la richesse et de la beauté des cités du sud. En cette période de festivités, les rues étaient décorées de fanions multicolores ainsi que de milliers de fleurs. Les cavaliers arrivèrent à la place s’étalant en face du château. Baris Datsiouk était déjà en grande discussion avec Messire Krystalis. Passant au côté du dragon de son père l’aristocrate caressa la pate avant tout en murmurant « Choura » puis rejoignit les deux hommes.

-Messire Krystalis, je suis heureux de vous revoir, dit le libertin.
-Pyotr! s’exclama le seigneur un sourire illuminant son visage. La dernière fois que je t’ai vu tu n’étais pas plus haut que trois pommes.
-Je dirais plutôt quatre pommes Messire.
-C’est vrai, mais regarde toi! Tu ressembles de plus en plus à ton père!
-Oh, nous ne partageons que les mêmes yeux, rouspéta Pyotr.
-Pyotr est trop humble, répondit le père en attrapant son fils par l’épaule. Il ne réalise pas à quel point il retient de moi. Il ne l’a tout simplement pas encore découvert. Néanmoins, mettons fin ici à la recherche de ressemblance et dirigeons nous vers ce pourquoi nous sommes venus.
-Certes, certes, murmura Messire Krystalis. Haussant la voix tout en empoignant Pyotr, il ajouta; le tournoi se déroulera tout juste à la sortie nord de la ville. Laisser vos valises ici, mes domestiques les monterons à vos chambres.

Le jeune homme, accompagné du seigneur de Belatona, remonta en scelle tandis que son père se juchait sur son propre cheval. Choura prit un élan avant de s’envoler. Une nouvelle fois, le groupe de cavaliers se fraya un chemin jusqu’à la porte nord. Les deux hommes discutèrent tout au long du trajet. Baris remarqua le manque de mendiant et de sous-nourri avant de s’exclamer devant la beauté de la ville. L’aristocrate savait pourquoi son père n’avait pas désiré se rendre sur le dos de son dragon. Ce dernier ne désirait pas voir son fils seul avec le seigneur. Pour cause, Pyotr aurait demandé des informations sur Dame Krystalis. Depuis sa rencontre avec la jeune dame, le libertin n’avait pas reçu de nouvelles de celle-ci et ce malgré les lettres qu’il lui avait adressé. Il suspectait son père d’avoir intercepter les lettres empêchant qu’elles ne se rendent à sa compagne de Dras-Leonas. Néanmoins, le jeune homme restait sans réponse et il n’attendait que l’instant propice pour demander à Messire Krystalis des nouvelles de sa nièce.

Le groupe déboucha sur la plaine au nord de la ville. Il y avait déjà foule autour de l’arène. À la vue du dragon et des bannières, les spectateurs se mirent à clamer leur arrivée. Choura hurla ce qui eut pour effet d’hausser les cris. L’attende avait assez durée. Le tournoi, organisé tous les quatre ans, était une distraction bienvenue dans le quotidien des villageois. Les hommes désirant combattre avait revêtit leurs armures et ajustaient les dernières courroies. Pyotr les regarda avec regret. Comment un homme pouvait-il désirer se battre pour le simple plaisir de satisfaire une foule demandant toujours plus de violence? Il était au tournoi parce que son père le lui avait imposé. Il aurait préféré néanmoins resté à Urû’baen avec Geoffroy. Son ami lui reprochait sa mauvaise humeur sans pour autant l’ennuyer. C’est ainsi, avec un déplaisir marqué qu’il monta sur l’estrade qui leur était réservée. Messire Krystalis introduisit le seigneur parjure à la foule qui s’avança afin de prendre la parole.

-Bonjour à tous et à toutes. Il me fait plaisir d’assister au légendaire tournoi de Belatona. Baris laissa la foule s’écrier avant de reprendre. Aujourd’hui s’affronteront les plus valeureux hommes de tout Alagaesia. Le vainqueur recevra une bourse d’or en plus de voir son nom inscrit sur le monument dédié à ce tournoi. Maintenant que le tournoi, et le spectacle, commence!

La foule applaudie et hurla sa joie. Pyotr en eut un frisson de dégout. Il ne comprenait pas le plaisir qu’éprouvaient les spectateurs à se genre d’évènements. L’aristocrate regarda un homme trapu s’avancer au milieu de l’arène. Gonflant sa poitrine, il appela les deux premiers combattants. Les épées s’entrechoquèrent durant cinq minutes avant que l’un des hommes réussisse à désarmer l’autre. Une fois l’espace libérée, le hurleur revint afin d’annoncer les deux prochains combattants. Cette fois-ci, le combat prit moins de deux minutes. L’aristocrate fut surpris par la vitesse et la dextérité du vainqueur. Il n’eut toutefois pas le temps de s’y attarder que son père se penchait vers lui.

-Tu devrais aller mettre ton armure.
-Mon armure? demanda surpris le libertin.
-Oui, je t’ai inscrit au tournoi. Tu seras de l’avant dernier combat des préliminaires.
-Vous voulez rire de moi!
-Non et plus tu perds ton temps ici et moins tu en as pour te préparer. Va voir Nathaniel, il t’aidera.
-Mais je ne désire pas me battre.
-Tu n’as pas vraiment le choix. Et si tu ne le fais pas, je t’envoie chez Lord Tàbor pour trois mois. Et si tu fais semblant de te battre ce sera deux mois. Et si tu perds ce sera un mois.
-Vous ne
-Plus que trois combats avant le tien!

Enragé, Pyotr se leva pour se diriger vers Nathaniel. Il enfila son armure, réelle pièce d’art. Il aurait dû se douter que son père préparait quelque chose du genre. Le libertin entendit son nom alors qu’il s’exerçait. Un murmure traversa la foule. Le fils du parjure allait combattre. Alors que les trompettes annonçaient le début de la joute, Pyotr vit son adversaire foncer sur lui. L’homme ne désirait pas tarder et il enchaîna une série de coups qui surprit l’aristocrate. Pyotr se reprit avant de passer à l’attaque à son tour. Feintant une attaque aux côtes, il se volta et une seconde plus tard l’épée de l’autre combattant se retrouva au sol. Les spectateurs applaudirent le vainqueur mais le libertin était déjà sorti de l’arène. Nathaniel le félicita. Pyotr n’en eut cure.

-Qu’on en finisse et vite, dit amèrement le jeune homme.

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Spoiler:
 




Dernière édition par Pyotr le 19.08.12 22:24, édité 1 fois (Raison : Azael m'a envouté... ce n'était plus Messire Krystalis le seigneur de Belatona mais bien notre parjure bien aimé...)
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Uranthur
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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   19.08.12 17:05

Il faisait chaud, il faisait beau mais rien ne changerait l'envie de vengeance d'Uranthur, cette ombre avait failli le tuer même si il l'avait bien chercher, il savait maintenant qu'Eran son frère etait recherché par les impériaux, cette vermine assoifée de sang qui pourchassait quiconque leurs resistaient, Uranthur bouillait intérieurement mais ne laissait rien paraitre, l'envie du combat le nourrissait et il s'entrainait chaque jour pour se venger " Il croit peut-être que je vais me laisser faire après avoir failli mourir ! " même si il savait que la vengeance n'était pas une solution, il savait que l'ombre était comme lui la haine au ventre .

Après son combat a Gil'ead et sa rencontre avec Lyra, sa compatriote elfique, Uranthur avait décidé de se reposer pour recouvrer ces forces pendant 2 ou 3 jours. Il ne fit rien d'autre que discuter avec Eran qui le bombarda de question et avec Lyra avec qui il discutait de tout et de rien " Elle me rapelle une de mes meilleurs amies " se dit Uranthur en discutant avec elle au sujet des Rebelles obscurs qu'ils trouvaient tout les deux dangereux mais, Uranthur pendant que ces deux compagnons dormait, pensait déjà a une manière de ce venger :

Ces un ombre il est puissant je doit l'avouer mais ma colère et ma détermination auront raison de lui je le jure devant les dieux ! se jura Uranthur qui part la même occasion avait réveillé ces partenaire .
Que fait-tu ? demanda Lyra qui l'avait entendu
Dort ! Gueula Eran a coté de lui

Il repondit a la question de Lyra en lui donnant une réponse bidon de peur de lui faire faire des mauvais cauchemars car il la trouvait encore jeune en sachant que lui aussi était jeune, il ne connaissait absolument pas la différence d'âge, il préferait donc la réponse bidon .

Une bonne nuit plus tard, Uranthur alla se dégourdir les jambes et respirer l'air frais environnant. Il c'était remis entièrement du combat a Gil'ead, il alla chercher a manger, il prit son épée et parti a la recherche d'un gros gibier, il lui découpa la tête a sa façon et l'emmena au camps pour le faire cuire, possédant une grande forme et une force physique qu'il ne négligait pas ce fut un moindre effort que de porter un sanglier. Il retourna au camps pour faire cuire la bête en attendant que ces compagnons de route se réveille , il leur prépara le repas de façon a ce qu'il en ait envie et il mangèrent dans la joie et la bonne humeur, cela plut a Uranthur qui commençait a vraiment apprécier cette vie d'aventure malgré les ennemies et les danger qui les guettaient. Il attendait avec impatience le moment de son apprentissage au coté de Vorst et des dragonnier .

Avec ces compagnons de route, Uranthur se remit en route. Il cavalèrent lomptemps peut être une demi-journée a travers la forêt avant d'atteindre un village qui devait être peuplé d'à peu près deux-cent âmes ,il s'approchait d'une autre ville impériale : Belatona. Il s'arrêteraient dans ce village Eran l'avait décidé, Lyra leur avait dit qu'elle les quitterait le lendemain matin tôt ,il allèrent mettre leur cheval a l'écurie avoisinante et cherchèrent un endroit ou dormir :

Excusez moi ou pourrions nous dormir ?demanda Uranthur qui avait caché ces oreilles pointus tout commes Lyra d'ailleurs Eran n'en avait pas donc pas besoin de le faire
Par là ! Déclara le jeune homme qui leur montrait une auberge nommé " Les Hiboux Imperiaux "
Bien , Merci petit fit Uranthur en se demandant pourquoi l'auberge s'appelait ainsi

Ils arrivèrent a l'auberge, commandèrent trois chambre et Uranthur remarqua derrière l'aubergiste une affiche montrant qu'un tournoi de chevalier allait avoir lieu mais la date n'était pas indiqué .
C'est dans 3 jours sur la place centrale de Belatona mais ce sont des combattant d'élite qui combattent là-bas. s'exclama l'aubergiste en voyant le regard d'Uranthur rivet sur l'affiche
Cette nouvelle lui donna envie de ce battre, il avait donc 3 jours pour s'entrainer parfait !

Le lendemain, Lyra les quitta en leur disant au revoir ce qui veut généralemment dire que ce n'est pas la dernière fois que Uranthur et Eran la voit et tant mieux car Lyra est une personne intelligente avec qui Eran et Uranthur aime rigoler mais ils ne furent pas triste de son départ. Tout de suite après celui ci Uranthur proposa a Eran un combat amical pour s'entrainer, Eran accepta rapidement mais décela dans le corp de son frère un sentiment malveillant : La vengeance, le pire ennemi des dragonniers même si beaucoup d'entre eux l'utilisait pour combattre les parjures empoisonner par la haine de leur roi a l'égard des autre peuples de l'Älagesia mais Eran ne s'en preoccupa pas il s'entrainèrent toutes la journée dans une clairière a l'écart du village, il combatèrent jusqu'à qu'il en perdent toute envie et cela Uranthur l'appréciait :

Beau combat mon frère on remets sa demain ?le questionna Uranthur
On remet sa quand tu veux oui ! repondit Eran sur un ton de defi

Après une bonne douche, il allèrent a la salle a manger de l'auberge, Uranthur savait qu'il remporterait se tournoi tant qu'il ne se trouvait pas face a des Parjures, ces vils félon aurait vite raison de lui. La cause de cette perte de confiance : Azael qui était désormais son pire ennemi, il mangea en écoutant les blagues d'un paysans puis alla se coucher les deux autres jours qui suivit furent les mêmes que celui-ci, ils durent louer le logis pour deux nuits supplémentaire et s'enallérent .

3 jours plus tard au matin, Uranthur et Eran se mirent en route et cavalèrent pendant encore une demi journée peut être plus et il arrivèrent enfin en vue de Belatona. Ces alors qu'Eran se fit rappeler au près de ses soldats, il quitta donc Uranthur en le laissant seul " D'un sens ces mieux comme sa ! " et Uranthur se dirigea vers la grande ville qui se trouvait en face de lui :
Courage encore une heure ! s'exclama le garçon en montrant la ville a son cheval .

Finalement 1 heure plus tard, Uranthur arriva enfin a Belatona la ville regorgeait de vie en vue de l’évènement qui se préparait mais Uranthur n'était nullement impréssionait ayant vécu jusqu'à ces 17 ans dans une des plus grande ville de l'Alagesia, mais cela l'intimidé un peu de voir autant d'humains a coté de lui, autant d'impériaux surtout. Il chercha un endroit ou passer la nuit, il dut déboursée tout son argent, "Ma dernière nuit dans un lit douillet" pensa t-il avec amertume, bizarrement il ressentait déjà l'envie de joindre sa vie a une femme "Sa viendra plus tard" pensa t-il car il n'avait jamais vraiment trouvé l’âme-soeur et il la cherchait depuis ces 13 ans mais sa viendrait plus tard pour l'instant son but c'était cet affrontement qui fesait naître en lui une sensation de stress .

Le lendemain après une bonne nuit de repos bien mérité. Il se mit en quete de trouver le lieu du tournois de chevalier ce ne fut pas compliqué car tous les humains se regroupait autour de l'endroit ou se déroulait les combats, il regarda il restait trois place libres, il alla vite s'inscrire mais ressentit autour de lui une puissante magie "Des parjures" siffla t'il cela l'inquiéta vraiment sur le coups puis il pensa qu'il ne participait pas , il se trompait :

Votre nom ?!demanda le soldat en charge des inscriptions
Mon nom est Kevinrepondit Uranthur sur un ton autoritaire et serein
Votre age ?le questionna par la suite le soldat
J'ai 26 ansdéclara finalement Uranthur

Il fut inscrit sur la liste et combattra en dernier contre un certain Ulrik il s'échauffa un peu alla dans la foret pour chasser et manger cela dura une ou deux heures puis il retourna voir le combat en cours les deux adversaire était très différent l'un était très musclé mais peu agile l'autre était fin et affiné on aurait dit un elfe malgré ces traits humains et celui-ci se defendit très bien et battu son adversaire en une petite minute :
Ce tournoi sera vraiment intéressant déclara t-il dans son petit rire son sournois .

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Pyotr
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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   20.08.12 22:00

L’impérial ne porta pas attention au combat qui eut lieu après le sien. Les cris des villageois lui suffirent pour comprendre qu’ils appréciaient le spectacle. Pyotr porta toutefois son regard sur son père. Il fut surpris de le voir attentif à la joute entre les deux chevaliers. Il fit alors signe à l’un de ses gardes pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Le soldat se mit au garde à vous avant de descendre la foulée de marches séparant l’estrade du sol. L’aristocrate sortit de sa rêverie lorsqu’on le bouscula. Le combat venait de terminé et le vaincu ne semblait pas des plus heureux.

-Vous pourriez vous excuser, dit à haute voix Pyotr.
-Pardon? s'exclama l’autre en se retournant.
-Vous pourriez vous excuser. Vous m’avez bousculé, ce ne serait que la moindre des choses de vous excuser.

L’autre rit à gorge d’éployé. Le jeune seigneur fit signe à Nathaniel et celui-ci s’empressa, avec l’aide d’un autre garde, de mobiliser le malotru. Le dépassant de quelques centimètres, Pyotr dut relever la tête afin de croiser les yeux du chevalier. Une lueur de compréhension illumina les yeux verts du malpoli. L’aristocrate ne peut empêcher un sourire.

-Et bien tu as compris! s'exclama le libertin.
-Pardonnez-moi mon seigneur! couina l’autre.
-Non je ne te pardonnerai pas puisque je sais que tes excuses ne viennent pas réellement de toi, mais de la peur qu’insuffle mon père. Simplement, sache que la prochaine fois que tu bouscules quelqu’un présente lui des excuses. Nathaniel, relâche-le.
-Non! Nathaniel, retiens-le. La voix de Baris Datsiouk ne laissait pas place à la discussion. Sache, Ulrik, que mon fils est beaucoup trop clément. Néanmoins, tu ne t’en sortiras pas comme ça. Pyotr, transperce-le.

Le fils du parjure fit prit d’horreur. Il regarda le malpoli dans les bras des soldats et n’eut que de la pitié envers lui. Non, Pyotr ne ferait pas ce que son père lui demandait. Tout au long de l’altercation, un groupe c’était formé autour d’eux et l’on pouvait voir l’anxiété sur leur visage. Le tournoi désapprouvait la mort des combattants et ce que demandait Baris Datsiouk était le meurtre d’un insouciant.

-Pyotr, je t’ai parlé, tue-le.
-Non!
-Tu ferras ce que je te dis! dit le seigneur parjure en haussant le ton.
-Non, je ne tuerai pas cet homme.
-Tu le feras.
-Non! Je

Avant qu’il ne puisse continuer, le malheureux homme cria de douleur. Pyotr regarda l’épée qui traversait le corps du dit Ulrik et la main qui tenait l’arme. Nathaniel retira tranquillement la lame. Une fois fait, le chevalier s’écroula au sol; mort. Baris Datsiouk s’approcha du garde et l’attrapa par le collet. On pouvait distinguer la rage qui bouillonnait dans le dragonnier. Le garde n’en perdit toutefois pas ses moyens.

-Vous le désiriez mort et bien il est mort.
-Ce n’était pas à toi de le faire.
-Je suis responsable de votre fils. Ma main est sa main. Ainsi, c’est homme a trouvé la mort sous la main de Messire Pyotr, ajouta-t-il avant de se retourner vers la foule. Le spectacle ici est terminé! Qu’on emmène le mort.
-Garde! La prochaine fois que tu interviens de cette manière, Choura te mange. Compris.
-Oui monseigneur.

Le deuxième combat de Pyotr eut lieu une quinzaine de minutes plus tard. Son adversaire était le deuxième vainqueur de la première ronde. Néanmoins, ce n’était plus le brave et doué combattant qui avait impressionné le jeune seigneur. Ce n’était qu’une pâle de ce qu’il avait été. Parant attaques et multipliant les esquives, le libertin eut rapidement le dessus sur son adversaire et une fois le combat terminé et Pyotr vainqueur, ce dernier regarda son père. Personne n’oserait affronter l’aristocrate aussi ouvertement qu’on premier tour après l’épisode avec feu Ulrik. Néanmoins, son Baris Datsiouk semblait satisfait de ce qu’il voyait. Sans attendre, le noble monta voir le parjure. Le jeune homme ne réussissait à cacher son mécontentement et une fois à côté de son père il s’écria :

-Tu le savais. Personne désire se battre contre moi.
-Voyons fils, ne fait pas cette tête. Tu devrais me remercier, je t’ai assuré une place en finale.
-Mais c’est injuste!
-Le monde est injuste mon fils, ça m’étonne que tu ne le saches pas déjà. Et il m’étonne tout autant de ne pas voir Dame Krystalis. J’ai demandé à son oncle où elle se trouvait et il donna une réponse des plus vagues.
-Ne mêlez pas Dame Miraela dans nos histoires!
-Et bien bats toi et je n’en parlerai plus. Et de toute manière je désirais que tu affrontes celui qui se fait nommer Kevin. Il est un personnage fort intéressant.

Le troisième tour fut comme la seconde. L’adversaire de Pyotr jeta presque l’épée au sol après une ou deux minutes de combats. Tous avaient peur des conséquences d’une défaite imposée au noble. C’est dans un dégoût des plus profonds qu’il se présenta pour une dernière fois sur la piste de combat. Il se positionna et à peine le hurleur eut-il finit le début de la finale que l’autre l’attaquait. Surpris devant la rapidité et la force de l’attaque, Pyotr eut tout juste le temps d’esquiver le coup et de se remettre en garde. Celui-là n’allait pas se laisser faire.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   20.08.12 22:55

Son combat contre Ulrik se déroula comme prévu, il écrasa son adversaire sans aucune difficulté en utilisant les technique de ses ancêtres " Ne jamais utilisé seulement l'arme le combat est un tout " disaient-ils. Alors, il appliqua cette règle et combatta non seulement avec son épée mais aussi avec son corps, ce qui apparemment n'était pas interdit . Il mit son adversaire a terre en une ou deux minutes, puis alla s'éponger quand il vit son adversaire, Ulrik ,discutait avec d'autre impériaux , il lisait sur le visage de son adversaire tout d'abord du mépris puis de la colère et enfin de la peur . Il ne comprenait pas ce changement rapide d'émotion chez les humain car si Uranthur avait du mépris, c'était sa seule émotion pendant tout le reste de l'épreuve ou de la discutions " Les humains sont vraiment étrange " puis il vit l'impérial enfoncer son épée dans le ventre " Misérable ! " siffla tout doucement Uranthur en se retenant d'aller aider Ulrik puis il se rappela qu'il avait d'autre combat sur le feu, il alla s’épongeait la figure et se prendre une douche .

Le combat qui suivit était intéressant, son adversaire était une personne musclé mais tellement lente. Uranthur décida de ce mettre en garde pour calculer la puissance de son adversaire lorsque celui-ci plaça son premier coups, Uranthur calcula une grande force physique qui n'était pas souvent utilisé " Étrange " pensa Uranthur en contrant son adversaire par une dizaines de coups dont trois coups de pied et un coup de coude dans la tête . Uranthur se surprit a remarquer que son adversaire était très endurant et ne ressentait presque pas la douleur, il décida donc d'accélerait ces coups ,la vitesse de son adversaire ne lui permettant pas de tous les contrer et Uranthur en profita pour mélanger les deux style de combat : à l'épée et physiquement, son adversaire fut éliminé en une dizaine de minutes et malgré son épuisement Uranthur était heureux " il ne sont pas si redoutable " pensa t-il il descendit de l'endroit ou se déroula son combat et laissa la place a l'autre, il vit en celui-ci une once de tristesse et comprit pourquoi tout de suite après. Les adversaires de ce jeune homme refusait de se battre et il remarqua un parjure heureux a deux pas de celui ci " Il mériterait que je m'occupe de lui ! Sale tricheur " lança Uranthur finalement .

Il se surprit a comprendre qu'il était en finale et étouffa un rire en pensant qu'aucun de ces adversaire ne le valait, les humains était vraiment faible ou bien, il le fesait exprès pour voir si Uranthur allait se battre contre ce jeune homme dont il ne connaissait pas le nom après avoir manger un bout et prit une bonne douche suivit d'une sieste d'une dizaine de minute, Uranthur était frais et dispo, ces adversaires ne demandant qu'un minimum d'énergie il reprenait rapidement ces forces. Il se présenta pour cette finale apparemment la foule les acclamaient cela le surpris a voir que son adversaire était .............. étrange, il était fin et élancé certainement pas taillé pour le combat, il pouvait l'écraser comme une mouche rien qu'avec sa force physique mais il n'en fit rien. Il était petit,enfin, pour lui tout le monde était petit avec ces 2 metre 10, beaucoup de gens se retrouvait en dessous de son épaule et son adversaire en faisait partie. Uranthur ne se laisserait pas faire contre cette adversaire faible malgré sa protection de parjures, il calcula vite ses possibilité regarda son adversaire furtivement et l'attaqua finalement en y mettant un minimum de force pour ne pas brisé le bras de ce jeune homme qui lui fesait un peu pitié, mais se surpris la aussi en voyant que son adversaire esquivait ses coups " ce moucheron a donc une connaissance en combat ! Intéressant ! " et le combat battit son plein pendant les trois premières minutes son adversaire se batta avec courage mais Uranthur sentait les forces du jeune homme baissait rapidement .

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   21.08.12 4:37

Le combat se déroulait rapidement. Comme son père l’avait prévu, Pyotr se retrouvait face au dénommé Kevin. Ne l’ayant pas vu au préalable, il fut stupéfait de sa grandeur et de sa force. Quoique le libertin réussisse à se défendre, il sentait ses forces s’échapper à chaque nouveau coup qu’’il parait. La victoire lui semblait impossible. L’adversaire de l’aristocrate ne riait pas. Il semblait désirer cette victoire plus que tout. De son côté, l’impérial était las de se battre. La foule criait toujours plus. Ayant perdu son attention sur le combat pour analyser la foule, Pyotr se trouva en mauvaise posture. Cependant, lorsque Kevin vint à gagner, Baris Datsiouk se leva avant de se déplacer vers le devant de l’estrade. Alors que les spectateurs témoignaient leur joie une seconde auparavant, ils se turent. Le parjure attendit que le silence règne dans toute l’assemblée avant de prendre la parole.

-Messire, arrêtez ici votre combat. Je suis dans le regret de disqualifier l’un des concurrents. Quoiqu’il se batte dignement, le dit Kevin n’est pas humain. Il est un demi-elfe. Ainsi, mon fils Pyotr est le grand vainqueur de ce combat.

On entendit des spectateurs huer. Était-ce contre la décision de son père ou contre l’injure faite par le demi-elfe? Pyotr regarda son adversaire l’épée toujours à la main. Stoïque devant l’annonce de son père, le jeune homme ne savait que faire. Avoir mentit sur sa race ne signifiait qu’une chose, que le faut Kevin était un ennemi à l’empire. Il ne donnait pas cher de la peau de son adversaire. Le noble savait que son père, s’il mettait la main dessus allait le torturer afin de glaner des informations, aussi infimes soient-elles. Le bruit d’armures de chaque côté de l’arène ne signifiait qu’une chose : le seigneur parjure avait ordonné l’arrestation du malheureux. Néanmoins, Pyotr ne pouvait se résigner à laisser son adversaire à son triste sort. Il y aurait bien d’autres pauvres hommes. Les lignes de soldats s’avancèrent vers le duo.

-Suis-moi! s'exclama l’aristocrate en attrapant l’autre par l’épaule.

Sans attendre, il se précipita vers le groupe de soldats de gauche. Ceux-ci ne s’attendant pas à voir le fils Datsiouk foncer en compagnie de l’ennemi vers eux furent pris au dépourvu. Pyotr usa de son épée tout en sachant que l’autre en ferrait autant pour créer une issue dans ce mur humain. Il courut vers Nathaniel.

-Messire, je dois arrêter cet homme.
-Pardonne-moi, dit le noble en frappant son garde à la tempe.

Il regretta son geste. Nathaniel qui une heure plus tôt avait confronté le parjure pour son bien n’avait rien fait pour mériter ce coup. Néanmoins, Pyotr savait que s’il avait laissé son protégé s’enfuir avec le demi-elfe, ça en aurait été fini de la vie du soldat. De plus, dans le futur, il ne serait que plus vigilant à la protection de l’aristocrate ce que son père ne pourrait réprouver. Le libertin attrapa les rênes d’un des chevaux de son escorte et monta. Celui-ci était robuste et pourrait facilement supporter le poids des deux hommes. Pyotr tendit une main au son ancien adversaire de joute.

-Montez, mon père ne laissera jamais quelqu’un me faire de mal. Ainsi, je serai plus utile que n’importe quelle armure. Et dépêchez vous sinon mon père aura tôt fait de nous rattraper.

Une cacophonie derrière eux firent retourner le jeune seigneur. Il vit que les villageois s’étaient mis à courir dans tous les sens empêchant au rétablissement de l’ordre. De plus, les gardes, en trop grand nombre pour l’espace disponible peinaient à s’organiser. La situation catastrophique du aux spectateurs en déroute et des gardes désorientés empêchèrent au dragon ambré de s’envoler. Choura produisit un rugissement de rage. L’aristocrate eut juste le temps d’ouïr son père hurler son nom avant que le cheval ne soit au grand gallot en direction nord-ouest et de la multitude de grottes qui composait la Crête. Le sort de Pyotr était désormais entre les mains du demi-elfe.

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Uranthur
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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   22.08.12 0:06

Comment ?! Comment ce parjure a t-il pu démasquer Uranthur si facilement ! Dans tout les cas si Uranthur devait se faire attraper il ne se laisserait pas faire oh non jamais ! Uranthur était en état de choc il ne pouvait plus bouger mais son coeur et son cerveau travaillait en accéléré cela lui permit d’échafauder un plan extrêmement simples : Tuer tout ce qui bouge c'était certes cruel et sans pitié de la part d'un elfe mais les humains ne sont t-il pas sans pitié ? N'ont t-il pas tué eux aussi des familles entière détruit des forêts jusqu'à la dernière feuille ! ne s'ont t-il pas eux aussi des êtres sans pitié ?!

Les questions se multiplier dans la tête d'Uranthur pouvait t-il tuer autant d'innocent ? non ! c'était impossible pas lui le jeune garçon née a Ellesmera dans la paix et la sérénité le jeune homme toujours poli et serviable pouvait t-il se transformer en meurtrier comme ces chiens d'impériaux ?! Il ne le croyais pas ! et cet homme enfin ce monstre assoiffé de sang , qui était t-il ? Ce n'était pas un simple parjure ! non ! car Uranthur avait reçu cette technique de camouflage d'un magicien et l'avait perfectionnait au coté de ses amis et aussi de Lyra et d'Eran il aurait fallu plusieurs minutes et une magie puissante pour découvrir la véritable identité d'Uranthur et il l'aurait ressenti ! Non c'était impossible !

Les spectateur hurlait a l'usurpateur, ces pauvres bougres n'avait t-il rien d'autre a faire ?! Uranthur commençait a s'emporter, c'était mauvais car quand il était en colère, il détruisait tout et le regrettait amèrement après, il décida donc de ce calmer en ralentissant sa respiration et maintenant ? qu'allait t-il faire ? Il ressenti alors un bras s'emparer de son épaule et le pousser vers un groupe d'une vingtaine de soldat armée jusqu'au dent et il reconnu son ancien adversaire qui lui disait de le suivre ! " Facile a dire mais moins a faire ! " siffla t-il entre ses dents aiguisée, mais il suivit le jeune homme et tua 13 soldats et il dut avouer que le jeune homme se débrouiller plutôt bien même si contrairement a lui, il ne tuer pas ces adversaire mais les immobilisaient avec une technique méconnu chez les elfes. Ce combat s’avérait plus compliquer que prévu mais Uranthur craignait les 3 parjures présent dans la ville et ces alentours, il n'avait rien a faire de ces pauvre boucs qui servait de chiens a leur maître .

Il vit alors le jeune homme frapper un garde qui semblait ne pas être hostile " Étrange coutume ! " pensa Uranthur en lâchant un petit rire sournois, mais il ne fallait pas s'attarder ici plus longtemps dans cette maudite ville qui grouillait maintenant d'impériaux et de paysans souhaitant attraper Uranthur " Il sont contaminé ma parole ! Comment peuvent t-il soutenir ces insectes d’impériaux ! " mais il ne s'en soucia guère puisque son ancien adversaire devenu un allié redoutable s’engagea dans une ruelle menant a une écurie . Un nouveau combat eut lieux, il avait tué 33 soldats en une journée, c'était un beau palmarès mais c'était encore et toujours des vies perdu pour une cause inutile aux yeux des elfes en tout cas . Le jeune homme lui tendit un bras solide pour le faire monter sur son destrier, Uranthur l'agrippa et se plaça a l'arrière du jeune humain, Uranthur ne comprenait pas son geste ! pourquoi l'aidait-il ? Étai-ce un piège pour le tuer ensuite ? il ne se posa pas la question en voyant que le jeune humain tentait de fuir les soldats de l'empire .

Un bruit retentit derrière eux, une sorte de corne annonçant certainement les armées rouges de l'empereur. Le jeune homme se dirigea vers la sortie du village au loin, il entendit le nom de Pyotr puis un rugissement de dragon, Uranthur ressentit tout de suite une once de peur dans le coeur du jeune homme c'était donc lui qu'on appelait " Pourquoi a-t-il peur ?" se questionna Uranthur qui sombrait peu a peu dans la folie avec toute les questions qui se faufilait jusqu'à son cerveau, cela lui causa un terrible mal de tête mais il n'y prêta guère attention les deux jeunes hommes arrivèrent enfin a la sortie de ce maudit village qui avait failli leur ôté la vie .

Le jeune garçon lui dit alors de partir et vite . Il lui laissa le cheval et repartit en direction du village maudit . Uranthur cavala pendant une dizaine de minutes, remonta notamment une colline qui surpassé le village de Belatona et y vit des centaines voir des milliers d'hommes se mettrent en formation il entra alors en contact avec Vorst son dragon de qui il n'avait pas eu de nouvelles depuis presque un mois . :

Vorst ?
Uranthur !
Comment vas-tu mon grand ?
J'été un peu inquiet a vrai dire mais c'est a toi qu'il faut poser cette question ! répliqua le dragon blanc d'une voix de soulagement
On va dire que je l'ai vraiment échappé belle cette fois ! répondit le garçon encore essoufflé de la cavale qu'il venait de mener
Tu a besoin d'aide ?s'enquis le dragon sentant l’inquiétude de celui qu'il considérait comme son frère
Sa devrait aller normalement je te rappellerai si j'ai besoin de toi d'accord ?demanda le garçon
D'accord j’espère que le parjures et son monstre ne seront pas alerté de ce que tu vient de faire petit idiot !ricana le dragon
Dès que je suis de retour je te prive de chasse !
Et comment compte tu t'y prendre ?rigola le dragon d'une forte voix mentale

Uranthur ne répondit pas a cette provocation de la part de son âme-soeur , meilleur ami et frère a écaille et il poursuivit plutôt sa route , il ne continua pas vers le surda et prit la route de la grande forêt des elfes sa terre natale dans deux semaine si il ne trouve pas d'obstacle sur sa route , il sera de retour parmi les siens .

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Pyotr
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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   22.08.12 4:53

Spoiler:
 
Arrivé au pied d’une colline, Pyotr tira sur les rênes afin de pouvoir descendre de cheval. Il se savait hors de danger immédiat et mieux valait permettrait au demi-elfe de s’enfuir librement. Il irait beaucoup plus rapidement en étant seul sur la bête. Le jeune seigneur somma au combattant de s’enfuir le plus rapidement possible et frappa la croupe du cheval afin de l’inciter à partir. Néanmoins, l’aristocrate regarda son adversaire s’en aller sachant qu’il venait de perdre l’une de ses maigres chances de filer, mais il n’osait pas sacrifier celle du guerrier. De plus, sachant que son père serait occupé à le sermonner, le noble décuplait les possibilités de fuites du fugitif. C’est ainsi que Pyotr commença à marcher vers Belatona. Toutefois, il n’eut pas à avancer très longtemps avant d’apercevoir les premières garnisons de soldats. Le libertin fut surpris de la force déployée pour les rattraper. Était-ce afin de capturer le demi-elfe ou simplement de retrouver le fils Datsiouk?

Alors qu’il considérait la possibilité de se rendre aux gardes de rouge vêtus, le jeune homme bifurqua vers sa droite et la Crête. D’abord marchant, il accéléra jusqu’à courir. L’armure le ralentissait, certes, mais la perspective de donner du fil à retordre à ses poursuivants le fournissait l’énergie nécessaire à continuer à avancer. À moins d’un lieu des premiers rochers de l’épine rocheux séparant la côte du reste de l’Alagaesia, Pyotr su qu’il pouvait y arriver. Il repéra un enfoncement entre les rochers qui lui permettrait, espérait-il, de le cacher de la vue des soldats. Le noble s’y engouffra sans attendre. Seule une personne à proximité pourrait voir l’entrée de la cachette. Le jeune homme vérifia que même des airs la bouche de la grotte était masqué avant de se détendre. Le retrouver prendrait assez de temps aux soldats pour créer une légère frousse à son père.

Le temps passa et l’obscurité gagna l’entièreté des lieux. Avec la nuit vint le froid. Frissonnant, l’impérial considéra un instant la possibilité de faire un feu, mais chassa rapidement l’idée. Cela reviendrait à signaler sa présence aux gardes tel un phare pour un bateau en mer et la fumée remplirait rapidement l’air la rendant difficile à respirer. L’aristocrate réussit à trouver une position quelque peu confortable et sombra dans un sommeil léger alternant entre le monde réel et celui des rêves. Cependant, tandis que Pyotr se sentait en sécurité, une discussion le surpris. À l’extérieur, deux individus entretenaient une discussion animée portant sur la recherche du fuyard. Le grondement d’un dragon dans les environs eut l’effet d’une douche froide pour le noble. Son père n’avait pu passer une partie de la nuit à sa recherche. Cela ne le ressemblait pas. Néanmoins, aucun autre parjure n’était venu avec son dragon. Pyotr en était certain. Sur ces gardes, le jeune homme se concentra pour ne pas perdre une parole de la discussion qui avait lieu au dehors de sa cachette.

-Nous avons perdu leurs traces Monseigneur. Le fils Datsiouk était en la compagnie du fuyard, mais ils semblent s’être séparés et nous n’avons pu distinguer quelles directions ils ont pris. Nous sommes désolés… Monseigneur.

Silence de mort. Le dit Monseigneur semblait digérer les informations qu’il venait de recevoir. Néanmoins, Pyotr ne pouvait pas rester dans cette grotte. Les lieux étaient devenus trop dangereux pour sa sécurité. Savoir que les gardes avaient perdues la trace du demi-elfe le rassura, mais cette pensée agréable fut chassée par l’urgence de la situation. Le noble devait sortir sans se faire repérer. Il attendit une quinzaine de minutes afin de s’assurer que le soldat qui avait pris parole n’était plus dans les environs puis il entendit le bruissement typique d’un dragon prenant son envol. Certain que la voix était libérée, le libertin tenta une sortie. À peine avait-il fait quelque pas qu’il butta contre quelque chose au sol. Il se retrouva à quatre pattes s’écorchant la paume des mains. C’est alors qu’il le vit. Un corps de soldat la peur et la souffrance marquant encore les traits de son visage était étendu là à ses pieds. Pyotr fut pris d’un haut-le-cœur. Son père ne pouvait être le fautif. Le noble ne pouvait le croire. Il défit sa cape pour la déposé sur le cadavre. C’est alors qu’il prit conscience qu’il n’était pas seul. Redressant la tête, le libertin ne put retenir un hoquet de stupeur.

-Vous ici? dit-il regardant Kalyska dans les yeux.

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Azael
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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   29.08.12 22:31

Azael lança un galet plat vers l'eau calme du lac Leona. Il ricocha trois fois, faisait onduler légèrement la surface miroitante de l'étendue d'eau, avant de s'enfoncer dans les profondeurs. Devant lui la masse argentée de Tintaglia plongeait et émergeait tour à tour de l'eau dans des gerbes d'eau fantastiques. Lui était assis, les pieds se balançant dans le vide, au bout d'un ponton de bois construit probablement par des pêcheurs qui venaient parfois profiter des ressources abondantes du lac. Aujourd'hui cependant, les rives du majestueux lac étaient désertes. Les rares êtres vivants étaient mis à part la dragonne et l'ombre étaient les échassiers guettant des proies parmi les roseaux. Malgré ce spectacle le parjure était d'humeur maussade. La bonne humeur de la dragonne n'arrivait pas à lui changer les idées. Cette dernière vint d'ailleurs s'inquiéter de l'état de son compagnon et plaça sa tête sur le ponton. Le sorcier ne réagissant pas, elle lui donna un petit coup de museau pour attirer son attention.

« Tu vas arrêter d'être aussi grognon qu'un Urgal ? » fit-elle, moqueuse.

L'ombre lui lança un regard noir, guère d'humeur à plaisanter. Il lui exposa pour la énième fois les raisons de son mécontentement :

« C'est pas juste, pourquoi je n'aurai pas le droit de participer à ce fichu tournoi ? Je suis parfaitement capable de retenir mes coups et de jouer le jeu. »

Il avait été invité à assister aux festivités, mais n'avait pas eu le droit de s'inscrire en raison de ses capacités physiques largement supérieures à celles des mortels. Résultat, il avait boycotté les deux premiers jours de la compétition, et n'était arrivé qu'aujourd'hui à Belatona pour entretenir un semblant de courtoisie envers le seigneur qui l'avait convié à la fête.Le rire-grincement de la créature retentit dans l'espace vide comme une avalanche en pleine montagne, ce qui vexa d'autant plus Azael qui se renferma encore un peu sur lui même.

« Arrête, tu réagis comme un gamin à qui on aurait confisqué un jouet. Grandis un peu. Et détends toi. »

Sur ce, la serre de Tintaglia vola et happa Azael sans qu'il puisse résister. En quelques secondes seulement, il fut propulsé dans l'eau fraiche, loin du ponton. Le contact de l'eau froide le surpris et il eut du mal à rassembler ses idées et à remonter à la surface. Lorsqu'il réussit, le regard furieux du seigneur parjure rencontra celui malicieux de la dragonne. Ils restèrent ainsi figés un moment, puis il ne put se retenir d'éclater de rire. Tintaglia avait le don de lui présenter les choses sur un bon angle. Lorsqu'elle fut à sa portée il se jucha sur son cou. Ils s'amusèrent une bonne partie de l'après-midi à plonger dans les eaux claires et à rester sous l'eau le plus longtemps possible. L'ombre devait reconnaître que sa partenaire était presque aussi habile dans le milieu aqueux que dans les airs. Alors qu'ils sortaient et se séchaient, l'ombre proposa :

«  Et si on allait jeter un coup d'oeil à Belatona ? Histoire de profiter un peu de la fête en honneur du vainqueur ? »

Sans laisser le temps à la dragonne de répondre, il se pencha vers la surface réfléchissante du lac et murmura, mobilisant sans trop d'effort le flot de magie magie qui coulait dans ses veines :

« Draumr kópa »

L'eau se brouilla un instant, puis un paysage s'y afficha avec netteté : la place du marché de Belatona. Quelques étals déserts y trônaient, mais la foule présente n'était pas là pour les marchandises aujourd'hui. D'ailleurs, les badauds auxquels l'ombre s'était attendu n'était pas présents. Quelque chose clochait. Azael fronça les sourcils, perplexe. Où étaient donc les banquets en l'honneur du vainqueur ? Et où était passé le gagnant justement ? Le parjure avisa les tuniques rouges des passants : la place n'était pas bondée de civils comme il s'y attendait, mais de soldats qui renvoyaient les derniers curieux chez eux sans ménagement. Un incident avait visiblement eu lieu.

« Voilà qui est fort intéressant. »

Tintaglia marqua son accord d'un grognement approbatif. Bientôt la grande dragonne s'élança vers le ciel, Azael sur sa selle, en direction de la ville où se déroulaient les festivités. Sauf qu'un contingent de soldat dans les campagnes environnantes attirèrent l'attention du duo. La troupe semblait très agitée. Des chiens pisteurs trottinaient devant, flairant à intervalles réguliers des pierres, le sol. Aucun doute possible : les gardes traquaient quelqu'un, et la curiosité du dragonnier en fut d'autant plus attisée. Il décida de se poser non loin de la ville, mais à une distance assez importante afin de ne pas attirer le regard de Choura pour pouvoir arpenter les ruelles incognito. Rien ne l'empêchait de se mêler à l'affaire mais il ne tenait pas à ce que Baris Datsiouk, qu'il savait être présent au tournoi, soit averti de sa présence. Il préférait mener son enquête les mains libres et résoudre l'affaire seul. Si l'autre seigneur parjure le savait dans les parages, celui-ci le surveillerait inévitablement et l'ombre aurait les mains liées. Il serra les poings : son comparse se croyait toujours supérieur à lui, mais un jour il verrait. Arrivé aux portes de la cité, le jeune demi-elfe se mêla à la cohue régnante et se fraya un chemin à coups de coude jusqu'à la place. La scène était plus impressionnante encore en réalité : les ordres fusaient, les gardes couraient en tout sens dans des cliquetis métalliques qui agressaient l'ouïe fine du demi-elfe. Il attrapa le premier homme qui passa à ses côté par l'épaule et lui demanda :

«  Que se passe-t-il ici ? Où est le vainqueur ? »

Son interlocuteur ne le reconnut pas immédiatement : malgré ses habits de belle facture et son physique singulier, rien ne permettait de deviner le statut de l'ombre mis à part la bague portant son sceau qu'il finit par montrer au guerrier avec un soupir d'exaspération.

« Mille excuses Monseigneur. Laissez moi vous expliquer. Il n'y a pas de vainqueur. L'homme qui a remporté la compétition est un imposteur, un demi-elfe probablement à la solde des Vardens. Il s'est enfuit avec le fils du seigneur Datsiouk. »

Le jeune seigneur pesta. Un demi-elfe à la solde des Vardens, rien de moins. Une image s'imposa à lui : celle du dragonnier qui l'avait défié à Gil'ead. On retrouvait l'insolence d'Uranthur – c'était son nom-, dans cet acte. Si c'était bien lui, l'ombre allait lui faire payer l'affront subi à Gil'ead. En revanche, que l'ennemi ait enlevé le fils de Baris Datsiouk ne lui faisait ni chaud ni froid. Il pouvait même l'exécuter si ça lui chantait. Après tout le noble le méritait bien puisqu'il s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment et avait pu servir de bouclier humain au fugitif, et donc avait permis sa fuite. Et puis, la mort de son fils serait un coup porté au rival de l'ombre. Omnibullé par son envie de retrouver le fuyard, Azael ne désira pas écouter le reste – ne comprenant pas encore qu'en réalité Pyotr avait aidé le Varden - et fila rejoindre sa dragonne dans les bosquets où elle s'était tapie après avoir promis une forte prime à celui qui lui ramènerait l'autre demi-elfe vivant. Il posa la main sur le museau écailleux de la créature qui s'était assoupie.

« Et si on donnait un petit coup de main pour les recherches ? »fit-il, un sourire carnassier aux lèvres. »
« Avec plaisir petit frère. » répondit-elle férocement.

Le sorcier sentait qu'un peu d'action et de traque ne déplaisait pas à son âme-soeur. Elle voulait autant que lui la capture du Varden. Par sa faute elle avait cru Azael mort, et par sa faute ce dernier avait souffert ce qui était impardonnable. Toute pitié s'était envolée chez celle qui était si prompte à raisonner le parjure d'ordinaire. Soulevant des tourbillons de poussières, la dragonne s'éleva de nouveau dans le ciel crépusculaire. Son cavalier et elle scrutèrent la campagne des yeux. Azael essaya de se mettre à la place du fugitif : où pouvait-il se cacher ? La masse floue de la Crête se découpait à l'horizon. Voilà il fallait commencer par là. La chaine montagneuse était l'endroit idéal pour cacher un dragon. Et puis, le parjure devait agir pour que le désespoir ne l'envahisse pas : il savait ses chances de mettre la main sur son adversaire très minces : après tout l'autre avait un dragon, soit la garantie de partir sans laisser de traces. L'endurance de Tintaglia dépassait sûrement de loin celle d'un jeune membre de son espèce, mais elle ne servait à rien si ils ne savaient dans quelle direction voler. Au pied de la Crête il espérait trouver des indices qui le mettraient sur la voie : traces de serres, campement abandonné...Arrivé non loin des contreforts des montagnes la dragonne perdit de l'altitude. Elle désigna au parjure un soldat traqueur qui menait ses recherches d'un pas hésitant parmi les conifères, non loin d'une clairière. L'endroit idéal pour atterrir. Quand la poussière due à l'atterrissage se fut dissipée et qu'il fut à terre, Azael rejoignit le garde à l'orée du bois. Il lança sans s'embarrasser des formalités d'usage en suivant l'homme vers les premiers rochers :

« Du nouveau ? »
« Nous avons perdu leurs traces Monseigneur. Le fils Datsiouk était en la compagnie du fuyard, mais ils semblent s’être séparés et nous n’avons pu distinguer quelles directions ils ont pris. Nous sommes désolés… Monseigneur »

Azael se figea. Comment ça « en compagnie » du fuyard ? Le terme n'était pas très approprié pour un otage, et encore moins l'adjectif « séparés ». Comme si l'aristocrate et le Varden l'avaient fait volontairement. Le sorcier se prit le menton, perplexe. Il s'adressa à Tintaglia qui redécollait dans un claquement d'aile sonore :

« Je me disais bien que quelque chose était louche. »
« Examine ses souvenirs pour en être sûr. »

Sans avertir, l'ombre projeta sa conscience dans celle de l'homme qui eut un hoquet de stupeur en sentant cet esprit étrange se promener dans ses souvenirs. Cependant ses barrières mentales étaient quasiment inexistantes et forcer ses résistances fut moins difficile à Azael que d'actionner la poignée d'une porte. Le soldat avait été témoin de la fuite du Varden. L'ombre vit alors tout : Pyotr Datsiouk qui ordonnait au demi-elfe de le suivre, qui frappait un de ses propres hommes pour échapper aux gardes, qui le privait de sa revanche sur le dragonnier varden. La colère qui explosa dans la conscience d'un pauvre homme consuma le garde. Le parjure perdit totalement contrôle de lui même. Azael réduisit méticuleusement en cendre chaque souvenir qu'il rencontrait, torturant le pauvre guerrier qui tournait des yeux effarés vers le parjure sans pouvoir répliquer. Les esprits fous qui habitaient l'ombre dévalisaient, pillaient, taillaient en pièces la moindre seconde de sa vie, le privant des meilleurs moments de son existence. Sa rencontre avec sa femme, les premiers pas de sa petite filles : tous ces instants lui furent volés à jamais. Ses lèvres s'ouvrirent comme pour hurler mais aucun son n'en sortit. Lorsque Azael se retira de son esprit, le soldat n'était plus qu'une coquille vide, ses yeux étaient hagards et ses bras ballants. C'est alors que le sorcier prit conscience du désappointement de la dragonne. La honte et l'horreur le submergèrent tels une déferlante. Horrifié, il recula d'un pas et contempla la loque qu'était devenu le soldat. Il avait détruit la vie de cet homme en l'espace de quelques secondes. Il ne serait jamais en mesure de reconstruire ce qu'il avait dévasté. Le demi-elfe prit d'un coup conscience de l'affreuse vérité de ce principe : il est toujours plus facile de détruire que de bâtir. Il lança un regard de pitié à ce qui restait du garde, puis murmura en ancien langage :

« Pardonne-moi »

Puis dans un souffle à peine audible il articula l'un des douze sorts de mort, et toute vie dans les prunelles de l'homme s'éteignit. Un silence pesant s'installa, alors que le parjure se maudissait de tous les noms de ne pas s'être retenu. Les vies humaines n'avaient que peu de valeur à ses yeux, certes, mais il répugnait arracher une vie sans raison. Cet homme n'était pas un ennemi. Il vivait sa mort comme un échec personnel : il n'avait pas su se retenir. Comme lorsqu'il n'était qu'un gosse sans formation.

C'est alors qu'un bruissement proche parvint à ses oreilles. L'ombre scruta l'obscurité : il y voyait presque comme en plein jour. Contrairement aux hommes, la nuit ne l'effrayait pas. Il la considérait comme une alliée. D'ailleurs, il aurait moins de difficultés à se débarrasser du corps. De plus, Baris Datsiouk ne risquait pas de pointer son nez dehors la nuit tombée. Il était peut être un seigneur parjure respecté, mais ce n'était qu'un homme après tout songea Azael, retrouvant un peu de réconfort dans l'idée d'être supérieur à son rival. Le seigneur fit un tour complet sur lui même, scrutant tout ce qui était à sa hauteur, lorsqu'il entendit un bruit de chute. Il devait regarder au niveau du sol. Ce qu'il y vit raviva la flamme de haine qui avait brûlé en lui précédemment : Pyotr Datsiouk, qui fixait le cadavre avec dégout, ni plus ni moins. L'homme qui le privait de laver l'affront subi à Gil'ead. Qui avait osé interférer avec ses plans de revanche. Qui avait été l'étincelle mettant le feu aux poudres : c'était quand l'ombre avait appris sa traitrise qu'il avait saccagé l'esprit de l'homme. C'était à cause de cet idiot de noble trop compatissant qu'il avait tué un garde en perdant le contrôle. C'est ainsi qu'Azael se déchargea de tout ce dont il s'était lui même accusé, et qu'il focalisa sa hargne sur le noble qui déposait sa cape sur le corps. Tellement mignon ! Si délicat, et pourtant Baris Datsiouk en était le père. Il en aurait presque rit. D'ailleurs les yeux dorés que le jeune noble tenait de ce dernier se posèrent sur Azael :

« Vous ici? »

Le visage fermé du seigneur fut la seule réponse qu'il obtint. Un tic nerveux agita le coin des lèvres de l'ombre. La tension montait, l'atmosphère en devenait presque électrique. Le noble n'était pas idiot, il ferait probablement le lien entre le mort et sa présence ici. Elle était loin son humeur frivole du banquet d'hiver à la capitale. Sans crier gare, Azael souleva le jeune homme sans effort et lui envoya une gifle telle que la joue s'ouvrit sous l'impact : il n'avait pas retenu son coup. Il lui susurra à l'oreille en sifflant comme un serpent :

« Imbécile ! Tu ne sais donc pas dans quel camp tu es ? Un jour, il faudra bien que tu choisisses. »

Sa voix avait monté crescendo pendant sa tirade. Sans ménagement il balança l'aristocrate à terre et lui décocha un coup de pied dans l'estomac. Il ne chercha même pas à se retenir. Contrairement au défunt, il avait des raisons d'en vouloir à Pyotr. Il estimait ces coups mérités. Le demi-elfe se prit la tête entre ses deux mains, souffrant d'une migraine qui n'augurait en général rien de bon, et lâcha comme pour lui même, la tête levée vers le ciel :

« Pourquoi faut-il toujours qu'un Datsiouk soit sur mon chemin ? »

Voilà qui était dit. A travers le fils il voyait le père. Celui-ci le privait d'une ascension qu'il jugeait amplement méritée dans les hautes sphères du pouvoir, et l'étouffait le plus qu'il pouvait, tandis que l'autre avait tout simplement mit son veto à ses rêves de vengeance. Presque automatiquement, sa conscience agressa celle de l'autre impérial, tentant de forcer ses barrières et lui causant certainement une douleur mentale atroce du fait de la pression qu'il exerçait. Mais impossible de saccager cette conscience, elle était trop bien protégée. Il pouvait à la rigueur lui parler mentalement, mais les souvenirs de Pyotr se trouvaient derrières de solides barrières. L'entrainement imposé aux nobles sans doute. Restait au sorcier sa force physique pour exprimer son ressentiment. Il s'accroupit auprès du noble mis à terre, un rictus aux lèvres, avisa le visage si parfait pour un homme qui était barré par la contusion et où du sang s'écoulait.

« Ce si joli minois, quel dommage ! » Il caressa la plaie du bout des doigts. «  Mais ne t'en fais pas, je réparerai tout ça soigneusement quand j'en aurai fini avec toi. »

Il leva sa paume vers le ciel,puis déclama :

« Reisa ! »

L'aristocrate l'éleva dans les airs, spectacle étonnant. Azael lâcha d'une voix dénuée de toute émotion « Ganga fram ! », envoyant ainsi le noble s'écraser contre la paroi rocheuse proche de là. A pas mesurés, il s'approcha de l'endroit où sa victime avait atterri.

« Tu veux savoir ce que ça fait de recevoir une dague dans le crâne ? » fit-il d'une voix hargneuse.

Une seconde fois il chargea l'esprit de Pyotr de toutes ses forces, et lutta pour y déverser un souvenir, un seul. Celui de la douleur qu'il avait sentie quand la lame du compagnon du Varden s'était enfoncée dans son front. Cette blessure aurait été fatale à un autre, mais lui ne pouvait être tué qu'en recevant un épieu dans le coeur. Transmettre les sensations de cet instant au noble dépassait en terme de souffrance tous les coups qu'il avait pu lui infliger avant.

« Arrête Azael ! »

Un rugissement anxieux déchira soudain la nuit. Un éclat d'argent, un bruit de bois brisé, et la dragonne fut là. D'un coup de queue elle sépara son dragonnier de l'aristocrate. Ses yeux bleus saphirs étaient rivés sur le parjure, et semblaient lui en vouloir. Furieux, l'ombre allait lui demander de le laisser passer quand il se vit à travers le regard de sa partenaire de lien. Son visage passa de la colère à la stupeur en une fraction de seconde. Il comprit tout de suite pourquoi elle lui bloquait le passage. S'il avait continué, il aurait commis l'irréparable. L'illusion qu'il entretenait s'était effritée, les sorts qui modifiaient certains de ses caractères physiques s'étaient en partie annulés. Azael contempla sa bouche qui s'ouvrait sur des dents pointues, et son oeil gauche qui avait viré entièrement au rouge vif. Voilà bien une décennie qu'il ne s'était pas vu ainsi.

Décidément avec Pyotr Datsiouk, bien des masques tombaient.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   03.09.12 5:27

La gifle lui brouilla sa vision tellement l’ombre l’avait frappé fort. Néanmoins, cette première douleur fut rapidement remplacer par le choc contre le sol et le coup de pied que Pyotr reçut. L’aristocrate resta couché sur la terre dur et froide replié sur lui-même. Il ne comprenait pas la rage du parjure et surtout il ne saisissait pas la source de la colère de ce dernier. La fuite du demi-elfe ne pouvait pas en être la cause. Elle était trop futile et le libertin était certain qu’un jour l’Empire retrouverait le fugitif. L’Empire retrouvait toujours ses ennemis. Le noble n’eut pas le temps de s’attarder plus longuement sur la cause puisque les conséquences, et surtout les souffrances, lui étaient destinées. Il sentit le contact de l’esprit tourmenté de l’ombre contre le sien, mais un mur inébranlable arrêta l’agression. Surpris par cette capacité à résister, Pyotr eut un léger espoir qui fut de courte durée. De très courte durée. Voyant son attaque psychique vouée à l’échec, l’Ombre se rapprocha du jeune seigneur. Ce dernier vit la pointe des bottes du parjure qui s’accroupit pour murmurer à l’oreille de l’aristocrate. La caresse, quoique douce, était une menace plus grande que les paroles. Il sembla au libertin que ce moment de tendresse, si l’on pouvait appeler le geste ainsi, était telle une tape que l’on adressait à un cheval pour le remercier de son service avant de l’égorger. Ce fut sur cette pensée que Pyotr se vit propulser telle une poupée de chiffon contre la paroi rocheuse.

De nouveau étalé, face contre terre, l’aristocrate sentit l’une de ses côtes cassée sous ses doigts. La douleur l’obligeait à garder les yeux fermés ce qu’il l’empêcha de voir Azael se rapprocher une troisième fois. Pyotr protesta suite aux paroles du parjure. Il n’avait rien fait pour mériter de telles souffrances et il était incapable de se défendre. Le dragonnier ne sembla pas faire grands cas des protestations du jeune seigneur puisqu’il sentit à nouveau une pression contre son esprit. Soudain, il hurla tout en portant les mains à son front. Contrairement au premier assaut, le mur qui protéger ses souvenirs plia sous la volonté du parjure d’y en ajouté un. Il lui sembla qu’une dague lui perforait le crâne. Le visage du demi-elfe, fier et surpris de son coup, s’imposa à lui. Puis, ce ne fut que douleur comme si la lame projetait une éclaire dans tout le cerveau. Le libertin se sentit sur le point de vomir tellement la douleur était grande. Enfin, le noble entendit dans sa conscience le rugissement lointain d’un dragon avant que tout ne devienne noir. Était-ce réalité ou fiction?

La tête toujours entre les mains, Pyotr sentit que quelque chose avait interrompu les assauts. Il déglutit avec peine tout en prenant de grande bouffer d’air frais de la nuit. Tout son corps était parcouru de tremblements et le jeune seigneur eut du mal à se redresser. Il crut qu’il allait s’effondrer simplement à quatre pattes. Ses bras et ses jambes ne semblaient pas être en mesure de le soutenir tellement ses membres tremblaient. Lorsqu’il releva enfin la tête, Pyotr vit la dragonne argentée s’interposer entre son maître et lui. Était-elle venue s’ajouter dans le lot de malheurs qui tombaient sur le noble? Ce dernier n’en savait rien, mais mieux valait ne pas trop compter sur son aide. Mieux valait ne compter sur l’aide de personne et encore mieux valait ne plus aider personne. Le jeune seigneur se leva tranquillement.

C’est alors que la lune apparut dans le ciel. L’astre illumina les écailles argentées de la bête qui miroitèrent comme un miroir. Cependant, Pyotr n’y porta pas attention. Il fixait l’Ombre et sentit une tension lui parcourir l’échine. Jamais le jeune homme n’avait eu la chance, ou la malchance, l’Ombre prendre le dessus sur son magicien et il ne pouvait décrocher son regard du parjure. Une nouvelle peur lui empoignait l’estomac l’empêchant de faire le moindre mouvement. Le noble était terrifié que le protégé du roi puisse redevenir violent s’il bougeait. Lorsqu’il cru que le parjure se fut calmé, Pyotr fit un pas vers l’arrière. Si ce qu’il pensait ce révélait juste, la dragonne empêcherait toute agression contre lui. Elle bloquerait son dragonnier pour éviter qu’il ne tue le libertin. Enfin c’est ce qu’il espérait. Néanmoins, un mouvement de l’Ombre l’empêcha de continuer. La bête, qui avait jusque là toujours regardé Messire Kalyska, se retourna vers le libertin. L’œil bleu semblait lui reprocher les derniers événements, mais Pyotr n’y tenait plus. Il commença a bredouillé quelques phrases confuses avant de retrouver l’usage de sa parole.

-Je suis désolé, avant de répéter plus fort, je suis vraiment désolé. Je ne pensais pas…

Malgré tout, l’aristocrate restait confus. Quoiqu’il détesta Messire Kalyska pour être ce qu’il était, soit un seigneur parjure et un Ombre, il lui était insupportable l’idée d’être celui ayant fait tomber le masque de l’impériale. Cependant, ce n’était pas entièrement de sa faute.

-Il faut le tuer, murmura-t-il horrifié d’avoir prononcé lui-même les mots. C’est la seule solution. Mon père doit mourir, il haussa alors la voix pour atteindre un niveau que l’Ombre pouvait entendre. Je dois tuer Baris Datsiouk.

Le tout n’avait pas sonné de ton sûr et ferme. Pyotr se savait incapable d’un tel acte, mais il fallait se rendre à l’évidence. Son père avait fait trop de mal dans le passé et en ferait encore dans le futur. De plus, s’il désirait un jour quitter la prison qu’était sa vie, son geôlier devait mourir. Mais comment? Un coup de poignard dans le cœur ou un poison dans son vin? Le noble tenta de s’imaginer assassiner son père et il se sentit nauséeux à l’idée de commettre un parricide. Il se maudit de ne pas avoir se sang-froid généralement typique des Datsiouk qui leur permettaient d’être de si impitoyables parjures. Néanmoins, il avait la réponse devant lui. Azael Kalyska détestait Baris Datsiouk autant que le fils du dragonnier. A deux ils pourraient… Oubliant la blessure toujours saignante sur sa joue, Pyotr passa sa main sur son visage, rendant son côté gauche rouge de sang. Il aurait passé pour un sanguinaire, mais l’aristocrate s’en contrefichait; il allait passer un pacte avec un démon.

-Aidez-moi. Aidez-moi à le tuer, avant de contourner la dragonne et de se placer à la merci du parjure.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   06.10.12 12:37

Le silence régnait depuis l'irruption de la dragonne dans la lutte inégale,- ou plutôt le massacre en règle-, qui avait opposé son dragonnier à l'aristocrate blond. Aucun d'eux n'esquissait le moindre geste. La nature elle même semblait s'être figée : les bruits nocturnes s'étaient interrompus. La présence d'un prédateur de la taille de Tintaglia devait apeurer tous les animaux nocturnes, et plus encore, leur instinct infaillible devait les alerter quant à la tension électrique régnant entre le demi-elfe, l'homme et la créature d'argent. Aussi immobiles que des statues, ces derniers s'observaient en silence, gardant leur pensées pour eux. Leurs trois paires d'yeux délivraient des messages bien différents : ceux d'Azael, qui recelaient encore deux puits insondables à l'instant, reflétaient un lent retour à la raison, ceux azurs de la dragonne semblaient tour à tour gênés, ou anxieux, et quand aux iris ambrés de Pyotr, ils affichaient tour à tour peur, gène, et quelque chose que l'ombre avait du mal à déchiffrer. Le sang lui battait au tempes au rythme des pulsations rapides de son coeur. Les esprits lui hurlaient de finir ce qu'il avait commencé, soit en finir purement et simplement avec Pyotr Datsiouk. Sans penser aux conséquences éventuelles d'un tel acte. Une migraine lancinante le prenait alors qu'il tentait de résister à ses pulsions meurtrières. Ses mains se crispaient et se détendaient à intervalles réguliers, obéissant à un rythme qu'elles seules connaissaient.

Tintaglia n'avait pas tenté de s'introduire dans sa conscience tourmentée à ce stade : il comprenait aisément pourquoi. Pas question qu'elle prenne le risque de se faire contaminer par la folie des démons du parjure. Néanmoins elle se trouvait physiquement à ses côtés. Elle pouvait toujours intervenir, d'ailleurs elle l'avait déjà fait. Sans elle, l'aristocrate n'aurait sûrement pas passé la nuit : celui-ci pouvait lui en être reconnaissant. Après avoir jeté un coup d'oeil au noble, elle se tourna vers son dragonnier dans un miroitement d'écailles aux reflets lunaires et il plongea dans ses iris topazes. Ses traits se détendirent presque immédiatement. A cet instant, rien d'autre n'existait plus que ces deux océans paisibles qui lui transmettaient une force tranquille qu'il reçut avec soulagement. Il aurait voulu se noyer dans ces deux abysses. Une déferlante glacée chassait les envies dévastatrices des esprits. L'ombre soupira profondément, et un nuage de condensation vint se former au bout de ses lèvres : la nuit se faisait fraiche. Il ferma les yeux dans l'espoir d'échapper au monde extérieur, au regard vide du garde mort qui semblait l'accuser et à celui scrutateur de Pyotr épiant ses moindres faits et gestes , et se laissa un moment bercer par la respiration puissante de Tintaglia et calqua son propre souffle sur le sien.

Cependant un son discordait avec l'harmonie qu'il recherchait : celui du coeur battant de l'aristocrate. Lorsque ses esprits le possédaient, les sens de l'ombre, déjà conséquents, se trouvaient comme amplifiés. C'est d'ailleurs pour cela qu'il rouvrit ses yeux en entendant le noble bredouiller.

« Je suis désolé »Une pause, puis le silence se déchira à nouveau « je suis vraiment désolé. Je ne pensais pas… »

Un vestige de colère traversa les pensées du parjure qui croisa les bras sur son torse, fort mécontent. Il planta fermement son regard vairon dans celui ambré de son interlocuteur. La pitié de Pyotr Datsiouk était bien la dernière chose qu'il souhaitait. La haine de celui-ci à son égard, des paroles de menaces par exemple, lui auraient paru plus douces, plus plausibles aussi. Il venait de le battre comme plâtre, et pourtant l'aristocrate continuait de le fixer ainsi. Ce qui le mettait d'autant plus mal à l'aise quand aux coups qu'il lui avait donné. Ce sentiment de remord venait en grande partie de la dragonne d'argent qui avait joint son esprit au sien en sentant son dragonnier se calmer. Azael ne souhaitait pas qu'on le plaigne de ce qu'il était devenu par la force des choses. Il n'était pas un de ces animaux enragés que l'on regarde avec compassion avant d'abattre. Non, du sang elfique coulait dans ses veines, et sa fusion avec les nombreux esprits peuplant aujourd'hui sa conscience n'avait fait qu'accroitre son pouvoir. Certes il avait du mal à le canaliser, mais l'ombre ne voulait pas qu'on le prenne pour un faible. Plus que ça, il ne supportait pas l'idée que Pyotr Datsiouk l'ait vu sous son véritable jour, qu'il soit désormais, Tintaglia mis à part, le seul être connaissant la face cachée de son être. Les autres étaient morts en fait. Comme le soldat. Du coup, il en pouvait s'empêcher de se sentir nu, vulnérable face au regard de l'aristocrate. L'idée l'effleura qu'il pouvait en finir avec l'aristocrate ici même.

« N'y compte même pas. Si tu t'étais contrôlé, cela ne serait pas arrivé. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même. Je suis venue à temps. » fit la dragonne sur un ton de menace.

Un regard noir fut la seule réponse du sorcier. Il avait senti que Tintaglia gardait ses reproches, mais elle ne pouvait pas le faire indéfiniment. Sa voix mentale avait cinglé comme un coup de fouet, amère, sèche, teintée d'un soupçon de rancune. Elle lui en voulait, assurément. Il ouvrit la bouche, pour répliquer, mais se rappela à temps la présence du noble. Il n'allait pas en plus lui laisser le privilège de le voir se quereller avec Tintaglia. Une bouffée de satisfaction venant de la dragonne l'agaça : elle était ravie de son incapacité à répliquer. Certes il aurait pu le faire mentalement, mais la migraine qui le lançait l'empêchait de formuler des pensées cohérentes, ce qui conforta la dragonne dans ses opinions. Blessé dans son orgueil, Azael reporta donc son attention sur Pyotr. Celui-ci reprenait son monologue incohérent :

« Il faut le tuer c’est la seule solution. Mon père doit mourir, il haussa la voix, prenant de l'assurance «  Je dois tuer Baris Datsiouk. »

Passé l'instant de surprise, Azael fixa le noble avec un mélange d'amusement et de dédain. Rien que d'imaginer le noble dans la peau d'un assassin lui tira un sourire sarcastique. Le noble à ses yeux faisait partie de ceux qui, à l'instar des dames de la cour, se laissaient apitoyer par le regard implorant du daim avant de l'abattre et baissaient leur arc au dernier moment : l'instant décisif. Pyotr serait très bien capable d'agir ainsi en face de son père, surtout si ce dernier se mettait à lui susurrer des paroles mielleuses en voyant son fils brandissant un couteau sur son coeur. Enfin pour se faire, il faudrait déjà que le jeune homme arrive à ce stade, ce qui était entre hautement improbable et carrément impossible.

« Tu sais, avoir pitié d'un adversaire n'est pas forcément une faiblesse, c'est un sentiment honorable. » Persifla Tintaglia.
« Si tu trouve Pyotr si parfait, tu n'avais qu'à rester dans ton oeuf et le choisir, lui. » répliqua-t-il, acide.
« Peut-être que j'aurais du attendre, effectivement. »

L'ombre fit volte face et la fusilla du regard. Comment pouvait-elle insinuer que ce noble à peine sorti de sa crise d'adolescence avait plus de valeur que lui ? Puis il perçut l'ironie dans ses yeux. Elle ne pensait pas vraiment ce qu'elle disait, bien qu'au fond il savait qu'elle avait une espèce d'affection pour Pyotr. Plus que pour les autres «  oreilles-rondes », en tout cas, que d'ordinaire elle considérait avec un mélange de mépris et d'indifférence, un peu comme son dragonnier. A cet instant elle lui reprochait d'avoir été le catalyseur de la réaction du parjure, mais elle était loin de le détester. Ayant perdu le fil de ce qui l'entourait – sa concentration lui jouait encore des tours -, il fut surpris par un éclat de cheveux blonds anormalement proches. Le sorcier se raidit instinctivement, prêt à parer à toute attaque, mais la dragonne réprima toute agressivité d'un grognement sourd à en faire trembler les pierres. Le demi-elfe cligna des yeux plusieurs fois. Pyotr, juste cet imbécile de noble qui s'approchait alors qu'il était encore instable, à deux doigts de craquer. La lune éclaira d'abord le sang qui coagulait sur la joue pâle de l'homme, et une odeur métallique vint chatouiller les narines d'Azael qui s'évertua à respirer par la bouche. Tintaglia elle, restait immobile et méfiante, ses yeux allant de l'un à l'autre des deux jeunes gens. Elle lâchait de temps à autre un grondement d'avertissement à l'adresse de l'Ombre.

«  Ne t'avise pas de commettre une sottise. »

L'autre s'approchait toujours, toujours un peu plus près et en mettait de ce fait les nerfs d'Azael au supplice. Arriva un temps où le noble fut trop proche à son goût. Le sorcier allait ouvrir la bouche pour lui sommer de reculer un peu, ou encore pour souffler deux trois mots d'ancien langage qui lui feraient faire un petit bond en arrière ( l'effet aurait été le même), lorsqu'une voix déchira le silence nocturne.


« Aidez-moi. Aidez-moi à le tuer, » fit-il.

C'était tellement, disons, inattendu que l'ombre en oublia les murmures angoissants des esprits en lui. Voilà donc comment Pyotr Datsiouk comptait se débarrasser de son paternel : en comptant sur une aide extérieure bien sûr. Pourquoi n'y avait-il pas songé plus tôt. Un tic agita les commissures de ses lèvres, et ne pouvant se retenir plus longtemps, il éclata de rire. Les octaves cristallines et particulièrement déplacées couvrirent d'un coup tous les autres sons nocturnes et des oiseaux surpris dans leur sommeil filèrent vers la lune. C'était tellement risible : comment le parjure avait-il pu une seconde s'imaginer que le blond tenterait d'agir seul et de salir ses belles mains innocentes. Au fond, il ressemblait tant aux autres lords qui rampaient sur le dos des plus forts qu'eux pour s'élever et qui refilaient la basse besogne aux seules personnes vraiment capables de quelques choses. C'en était presque décevant. Les derniers échos du rire s'estompèrent, le silence retomba, puis les traits du demi-elfe affichèrent un profond dédain, et il chargea l'aristocrate d'un regard méprisant. Aux traits de Pyotr se superposaient désormais tous ceux des personnes qui avaient utilisés de l'influencer afin d'en faire une arme. A commencer par son propre père, responsable de ce qu'il était devenu. Tintaglia fit un pas dans sa direction, sentant la tension grimper d'un cran. D'un geste de la main il la rassura. Il commençait à se sentir mieux et maître de lui. Les mots sortirent tout seul, tranchants et acerbes :

«  Au fond tu ne vaux pas mieux qu'eux finalement. Sans serviteurs à ta botte tu n'es rien pas vrai ? »

Eux. Les courtisans en général. Des gens improductifs. Des parasites qui se croyaient tout permis et prenaient les êtres qui les entouraient comme des objets. Combien de fois avaient-ils tenté de le manipuler depuis son arrivée à Urû'baen ?Il avait bataillé ferme pour acquérir son indépendance, et leur faire comprendre qu'il valait mieux qu'eux et qu'il n'était l'instrument de personne. A coups de menaces voilées, parce que c'était la seule méthode qui faisait ses preuves avec de telles personnes.
Je ne suis l'instrument de personne. Sans vraiment apprécier Pyotr, il avait pensé que celui-ci était différent d'eux, sans trop savoir d'où lui venait ce sentiment. D'où sa «  désillusion ». Non décidément les nobles étaient tous issus du même moule. Pas moyen de placer de l'espoir en eux. Parasites depuis le berceau, entouré de leur cocon de richesses et de privilèges, il ne pouvait pas en être autrement. Sauf qu'il n'était pas dans la nature d'Azael de servir ces gens là, ni de servir quiconque d'ailleurs. Sa fierté le lui reffusait. D'où le tas d'ennui qu'il s'était attiré depuis son arrivée. Il était en quelque sorte le loup parmi les chiens. La hiérarchie lui importait peu, tant que les autres savaient où était leur place par rapport à lui et qu'ils ne marchaient pas sur ses plates bandes.

« Je ne suis pas une arme à la disposition de tout le monde. Beaucoup l'ont appris à leur dépend. »

Il laissa un instant cette phrase lourde de sous-entendus planer sur eux. Tintaglia intervint alors :

«  Je crois que tu lui as déjà fait comprendre. »

Le sorcier se replongea dans le passé : la soirée d'hiver. Elle semblait bien loin. Son altercation avec Baris Datsiouk, en face de Pyotr. Voilà sûrement pourquoi le noble voulait en faire son allié potentielle. Sauf qu'une alliance supposait collaboration, et équité des moyens mis en oeuvre. Or que pouvait lui apporter le fils du seigneur ? Pas grand chose mis à part quelques renseignements que des espions pouvaient très bien lui fournir. Il y avait plus de risques que d'avantages à y gagner L'autre seigneur parjure pouvait très bien fouiller la mémoire de son fils de force, et ce dernier ne serait pas apte à résister à un tel assaut. Sauf si l'ombre scellait ses souvenirs, mais cela attirerait l'attention de Baris Datsiouk. La supercherie serait vite révélée.

« Tu lui es redevable. » lui fit remarquer Tintaglia.
- Redevable de quoi ? C'est plutôt lui qui devrait m'être reconnaissant ! Je ne l'ai pas...

Le bruit sourd de la queue de la dragonne claquant contre le sol l'interrompit et lui fit comprendre qu'il avait parlé à voix haute, hurlé même. Furibond il se retourna vers Pyotr.

- Je vais soigner tes blessures, tu vas me faire le serment de ne pas crier ce qui s'est passé sur tous les toits, et on va repartir gentiment chacun de notre côté et faire de notre mieux pour tout oublier, d'accord ?

« D'être vivant, c'est à moi qu'il le doit, mais entre vous deux, il y a une dette à combler, de ton côté. Et puis de toute façon, tu es dans une impasse. S'il ne veux pas prêter serment, que feras-tu ? »

Le jeune parjure soupira, lassé des interventions de Tintaglia qui semaient la confusion dans son esprit déjà embrouillé. Il s'efforça à prendre une voix plus plate pour demander :

-Et puis, comment pourrait-tu m'aider ? Et qu'est-ce qui te fait croire que je serais prêt à t'aider en retour ? Je te déteste, rien que pour le fait de m'avoir vu comme ça.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   30.10.12 20:00

Ce rire fut un coup de poignard plus douloureux que tous les coups qu’il avait reçu durant la journée. Durant un instant, la nuit s’anima avant de retrouver le silence. Pyotr ne put que baiser les yeux, blessé, ce qui l’empêcha de voir le regard dédaigneux que lui portait le parjure, mais il ne tarda pas à serrer les poings. C’était tellement frustrant : comment Messire Kalyska osait-il le comparer aux autres? Savait-il au moins ce qu’avait subi le jeune homme? Le noble ne désirait plus être associé aux autres de la cours. Il avait été un temps l’un d’eux. « Heureux » de sa position sociale qui lui permettait d’avoir tout ce qu’il désirait, il avait été un parfait petit être insouciant et exécrable, mais ce temps-là était révolu. Le Pyotr Datsiouk libertin avait disparu cette nuit passée à Dras-Leona. Rageant intérieurement, l’aristocrate murmura qu’il n’était pas comme eux; qu’il n’avait plus rien à voir avec ces gens qui…

Le fuyard ouvrit la bouche puis la referma. Ses yeux dorés croisèrent le regard rouge de l’Ombre. Pyotr retourna des mois en arrière. Par les grandes fenêtres de la salle de bal, il revoyait la neige tomber à l’extérieur. Dans la salle de bal, les nobles de l’Empire riaient et s’amusaient cachés par leurs masques. Lui, il ne s’amusait pas et Messire Kalyska non plus. Puis ce furent les paroles de lord Teosmal qui lui revinrent en mémoire. « Est-ce si compliqué de passer la soirée avec ce jeune impertinent? ». Puis plus tard son propre père qui s’emportait contre son benjamin. Tous deux avaient utilisé Messire Kalyska et voilà que Pyotr faisait de même ou presque. L’aristocrate se mordit les lèvres cherchant quoi dire.

-Ce n’est pas ce que je voulais dire, murmura-t-il. Le jeune homme n’osait pas élever la voix face à l’ire du seigneur parjure, mais comment faire comprendre à ce dernier qu’il se méprenait sur ses intentions?

Pyotr avait vu l’Ombre comme un allié potentiel. Tous deux avaient un ennemi commun en la personne de Baris Datsiouk et ce pour des raisons différentes. Néanmoins, une chose était sûre; l’unique solution à tous deux était la mort du seigneur de la maison Datsiouk. Le noble revenait toujours à cette pensée. Son père devait mourir un point c’est tout, mais comment faire sans l’aide de Messire Kalyska? Le fuyard ne pouvait espérer aucune autre aide parmi les impériaux, puisqu’il était soit craint, soit respecté chez l’Empire, et il n’avait aucune chance de prendre contact avec les Vardens ou les elfes. L’Ombre était son seul espoir d’être un jour libre.

-Redevable de quoi?

Le cri surpris Pyotr. Enfoui dans ses pensées, il avait totalement oublié que l’Ombre se trouvait devant lui et le danger qu’il représentait. D’instinct, le jeune homme se crispa lorsque le sol se mit à trembler. Il ne savait plus où se placer entre la dragonne et son dragonnier. Les deux semblaient en pleine discussion et malgré une curiosité grandissante, le fuyard ne désirait s’immiscer dans la conversation. Il savait toutefois qu’il devait en être le sujet principal. Ainsi prit entre deux feux, Pyotr tentait de se faire tout petit, ce qui ne fonctionna guère puisque le seigneur parjure reporta son attention sur lui.

Non! aurait-il aimé crier. Il n’était pas d’accord. L’aristocrate ne pourrait jamais oublier les derniers évènements alors que Messire Kalyska était sa seule chance de liberté. La déception était insupportable et tout était de sa faute. Une douleur lui traversa le cœur. Il ne reverrait plus jamais Elenoy. Se mordant les lèvres, il attendit de voir la suite. Une lueur passa dans les yeux rouges du parjure que le noble ne sut distinguer. Lorsque l’autre repris la parole, Pyotr dut analyser plus d’une fois ce qu’il venait d’entendre. Messire Kalyska lui offrait une nouvelle chance de s’expliquer! Le noble rassembla ses idées. Il devait choisir les mots justes pour que l’Ombre daigne au minimum y songer. Du bout de sa manche, Il essuya le sang chaud qui continuait à couler sur sa joue comme si ce simple geste permettait d’effacer les dernières blessures que son adversaire lui avait fait subir. Croyant être prêt, le fuyard commença d’une voix nerveuse.

-Mon père doit mourir si nous désirons obtenir ce que nous désirons vraiment. Vous l’avez-vous-même dit, il vous met des bâtons dans les roues. Tout comme je le fais, mais un fois mon père mort, je ne serai plus là et vous n’entendrez plus jamais parler de moi.

Pyotr s’humecta les lèvres. Oui, si Baris Datsiouk mourrait, le noble quitterait Uru’baen pour disparaître dans la nature.

-Regardez moi. Je ne pourrai jamais le tuer par moi-même sauf si je reçois de l’aide. Il sait que je souhaite sa mort, mais cela le fait rire puisqu’il sait aussi que je n’y arriverai jamais. Je suis aussi gros que la petite orteil de Choura et mon père me connaît trop pour savoir lorsque je lui mens. Je peux néanmoins vous aider. Peut-être pas lors du meurtre, mais après.

Oui c’est après qu’il pourrait agir.

-Messire Valendil tient à tous ses parjures. Il n’acceptera jamais que l’un d’eux en tue un autre, le jeune homme parlait avec conviction. Et le meurtrier serait considéré comme un traitre parmi ses comparses. Quoique mon père soit ignoble, il est respecté des autres parjures et quiconque le tuera aura affaire à ceux-ci. Que vous tuiez Baris Datsiouk n’arrangera rien à votre situation. Sauf si vous avez un autre coupable qui a pris la fuite. Et qui de mieux que son propre fils qui le déteste du plus profond de son être?

Pyotr eut soudain soif. Il n’avait l’habitude de parler autant.

-Même si vous n’acceptez pas mon aide, vous pourriez dire que c’est moi le meurtrier, mais je pourrais aussi tout nier. Les parjures n’auront qu’à regarder dans mes souvenirs. Pyotr sourit timidement avant de lancer, débonnaire; Soit vous acceptez de m’aider, soit vous restez un chien galleux.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   09.11.12 0:20

L’Ombre leva les yeux vers le ciel constellé d’étoiles tout en s’efforçant d’écouter les arguments du fuyard avec patience, même s’il doutait fortement d’être convaincu et du pouvoir d’éventuelles paroles sur lui. A vrai dire, il était perdu dans ses pensées. D’un côté, il avait toujours vécu avec l’ombre de son ainé sur le dos, et une voix – probablement celle de la raison- lui soufflait qu’il pouvait continuer de vivre ainsi. Jusque là, la cohabitation entre les deux seigneurs parjures avait été couronnée de succès, bien que le mépris du dragonnier de Choura sur les membres du peuple des esprits soit connu de tous les parjures : il ne faisait aucun effort pour le cacher. Le demi-elfe lors de son apprentissage s’était pris bon nombre de remarques cinglantes sur un pouvoir non mérité par le vétéran. A l’époque il avait décuplé ses efforts pour prouver à tous que Baris se trompait et qu’il méritait un apprentissage auprès du roi, puis il avait compris que rien ne changerait pour l’autre seigneur parjure. Il avait donc mis cela sur le compte de la jalousie sans chercher à s’intéresser d’avantage aux raisons qu’avait le chef de cette « noble » lignée d’être dégoûté du peuple de la nuit et s’était concentré sur son objectif. Une ironie grinçante fit qu’ensuite Azael vint à se dire qu’au fond, le noble n’était certes pas plus méritant que lui : sa réputation venait en grande partie de celle de ses ancêtres, et non que de la sienne. L’ambiance était donc devenue électrique au fil des mois passés à devoir collaborer ensemble pour la gestion de la capitale. Cependant jusqu’ici, aucun des deux seigneurs n’en était venu aux mains. Ils réfléchissaient chacun trop aux conséquences possibles. Azael ravalait donc ses sarcasmes et sa fierté non sans mal, tandis que l’autre essayait d’arrondir les ongles de son côté.

Il ne pouvait néanmoins affirmer qu’il n’avait jamais eu l’idée de mettre fin aux jours de son collègue. Le demi-elfe ne pouvait nier que cette pensée lui avait même souvent caressé l’esprit. L’homme aux yeux d’or l’exaspérait. La soirée d’hiver organisée par Messire Elesnar avait été la goutte d’eau faisant déborder le vase. Baris Datsiouk l’avait traité comme un vulgaire larbin en lui confiant la surveillance de son fils. La honte ressentie à cet instant était encore cuisante. Tuer l’autre parjure représentait un défi énorme qui d’avance, le faisait tressaillir d’excitation. Baris Datsiouk représentait un formidable adversaire, et puis il prouverait ainsi qu’il l’avait surpassé. L’Ombre dans sa complaisance n’avait sur ce point pas une once de doute : ses capacités physiques et magiques dépassaient celle de son adversaire.

« Ne soit pas trop présomptueux. » s’inquiéta la dragonne qui sentait déjà bouillir son compagnon à l’idée d’un combat. « Tu n’as pas son expérience. Et il reste Choura qui est bien plus imposant que moi. »

Une image s’imposa à l’esprit d’Azael : celle du gigantesque dragon de bronze fendant le ciel en rugissant. Une vision de cauchemar. Tintaglia possédait déjà une certaine carrure qui suscitait l’intimidation, mais Choura lui était une créature monstrueuse, aux proportions gargantuesques. Le sorcier se souvint qu’autrefois, alors qu’il n’était encore qu’en formation, le père de Pyotr avait dû l’emmener sur un champ de bataille. Choura avait presque décimé l’armée adverse à lui seul en balayant les soldats comme de vulgaires fétus de paille et les avait plongé dans un déluge de flammes dévastatrices. Les cris de souffrances s’étaient élevés et le vent les avait porté jusqu’aux oreilles de l’Ombre qui se trouvait sur une colline dominant la plaine où le choc entre la créature et l’armée varden avait eu lieu. Les adversaires de Choura s’étaient éteints, tous. L’Empire n’avait pas fait de prisonniers ce jour là. S’il affrontait Baris, inévitablement il lui faudrait se défaire de Choura, et ce serait à Tintaglia de s’en occuper. Ce qui n’était pas sans risques pour elle. Le parjure ne voulait pas que sa dragonne soit gravement blessée, ou pire. Elle seule comptait vraiment pour lui.

« N'insinue pas que je suis faible !» se vexa Tintaglia.
« Je sais. Mais il reste plus fort que toi. »
« Je suis bien plus agile que lui, surtout dans les airs ! » s’offusqua la dragonne.
« Tu oublies qu’un affrontement entre vous deux ne passera pas inaperçu. »
« Un duel entre toi et Baris Datsiouk non plus. Et je sais que tu ne comptes pas lui mettre un coup de poignard dans le dos. Je te connais trop bien. Tu veux du grandiose, tu veux qu’il voie que c’est toi qui l’affronte et tu veux lui en mettre plein la vue. »

Le demi-elfe pencha légèrement la tête et lui lança un regard amusé. Comme souvent, elle avait vu juste. La dragonne continua, exaspérée :

« J’aimerais pour une fois que tu sois raisonnable et que tu choisisses la solution du coup dans le dos. »
« Ca n’aurait aucun intérêt. Tout le beau de l’action serait gâché. »
« Non. Tu rendrais service à ce garçon. »

Azael ricana brièvement.

« Non. Je me rendrais service avant tout. Que Pyotr Datsiouk passe le restant de ses jours à Urû’baen, je m’en contrefiche. Je ne suis pas du genre à donner de mon temps pour des actions de charité. »

Mettant fin à la discussion, le guerrier réfléchit cependant aux conséquences d’un tel crime : s’il se faisait prendre il deviendrait un paria et n’aurait nulle part où aller, à supposer qu’il ne se fasse pas exécuter aussitôt après avoir été désigné comme coupable. Les Vardens ne voudraient certainement pas de lui dans leurs rangs: il avait tué trop des leurs. Inutile par ailleurs de songer à intégrer la Confrérie : les dragonniers, outre leur haine des Ombres, veillaient jalousement sur leurs secrets et ne les divulguaient qu’au compte goutte à leurs apprentis. Même s’il prétextait expier ses fautes, il ne progresserait pas dans sa quête de pouvoir. Il estimait d’ailleurs que ce que les dragonniers savaient, Samaël le lui avait appris. Seul l’Empire correspondait donc à ses exigences en matière de magie : les magiciens impériaux n’avaient pas peur de la magie des esprits et de la magie noire, pas comme ces couards d’elfes qui n’osaient pas sortir des chemins tracés. C’était à Urû’baen qu’il pouvait apprendre et progresser toujours plus. Il faisait erreur s’il pensait pouvoir chercher ailleurs. Quitter la capitale serait renoncer à sa quête de perfection.

« Ecoute au moins ses arguments. On ne sait jamais. » plaida Tintaglia.
« Le loup écoute-t-il l’agneau avant de le dévorer ? » répliqua l’Ombre, cynique.

Il se força tout de même à suivre les conseils de la dragonne. Pour rien au monde il ne souhaitait la froisser. Surtout avec ce qui était arrivé ce soir. Il daigna donc cette fois –ci réellement s’intéresser aux paroles de l’aristocrate et le regarda droit dans les yeux. Premièrement, le noble le conforta dans l’idée qu’il ne lui servirait à rien, mais ce qu’il dit ensuite intéressa fort le jeune parjure qui pencha légèrement la tête de côté, intrigué. Pyotr proposait une solution au problème majeur qu’il allait rencontrer : les conséquences du meurtre. Or s’il n’était pas désigné comme le coupable, le sorcier ne serait jamais banni de la cour ni destitué de ses fonctions. Il pourrait garder sa place auprès de Samaël et de son si grand savoir. Il n’y aurait pas de bain de sang entre lui et les autres parjures Un bref instant un sentiment de triomphe irradia de Tintaglia qui s’expliqua :

« Tu vois, le loup a écouté l’agneau finalement. » le nargua-t-elle. « Surtout ne me remercie pas. »

En guise de réponse Azaelhaussa les épaules alors qu’un sourire désabusé se peignait sur ses lèvres. Le noble avait interrompu son monologue. Croyait-il son interlocuteur convaincu ? Peut-être pas, car il ajouta :

-Même si vous n’acceptez pas mon aide, vous pourriez dire que c’est moi le meurtrier, mais je pourrais aussi tout nier. Les parjures n’auront qu’à regarder dans mes souvenirs.

Des menaces ? Azael arqua un sourcil interrogateur. Pensait-il vraiment l’inquiéter avec de telles paroles ? S’il n’acceptait pas l’aide de Pyotr, il ne se lancerait pas dans une tentative d’assassinat, ni plus ni moins. Ou du moins il le ferait seul, sans embarquer l’autre jeune homme contre son gré dans cette histoire, même si au final celui-ci en profiterait puisqu’il n’aurait plus son père sur le dos. Au sourire timide que Pyotr lui adressa, la main de l’Ombre le démangea fortement. Rien à voir avec la gedwëy ignasia non, il avait simplement envie de remettre une gifle à l’aristocrate, mais sa main resta à sa place au prix de grands efforts. Il crut que Pyotr en avait fini, il se trompait :

-Soit vous acceptez de m’aider, soit vous restez un chien galleux.

En un clin d’œil, l’Ombre plaqua rudement Pyotr au sol en lui empoignant le cou d’une main : l’aristocrate s’était tellement rapproché qu’il n’avait eu que quelques pouces à franchir. Il fixa l’aristocrate avec hargne pour l’insulte qu’il venait de recevoir. Azael serra un peu plus l’étreinte de ses doigts. Il sentait sous ceux-ci le pouls de l’homme qui s’affolait. Une part de lui brûlait de mettre fin à cette vie qu’il sentait pulser sous sa main, mais il repoussa sans trop de mal cette suggestion des esprits. Cette fois-ci il se contrôlait et seule sa fierté blessée l’avait poussé à ce geste.

- Je vais t’aider. Rien que pour te prouver que tu as tord. Siffla-t-il entre sens dents. Cependant ne t’avises plus jamais de m’insulter, ou tu le regretteras.

Il desserra les doigts pour permettre à son interlocuteur de respirer mais ne lâcha pas son emprise pour autant car il restait au sorcier un détail à régler : le fuyard pouvait très bien appartenir à un complot, fomenté par son père lui-même. Certes il le détestait, mais rien n’empêchait le seigneur parjure de forcer son fils à participer à des manigances contre un de ses rivaux. L’Ombre lança un regard d’excuses à la dragonne : il sentait que ce qu’il allait faire la répugnait, mais qu’elle comprenait pourquoi il agissait ainsi. Sa protection passait avant tout le reste. Il projeta sa conscience contre celle de Pyotr. Comme précédemment, il se heurta aux murailles qui protégeaient cette dernière. Il devait reconnaître qu’il y avait là un travail impeccable en matière d’autodéfense, mais que ces barrières n’étaient pas infranchissables pour qui savait s’y prendre. D’ailleurs il avait réussi à les passer plus tôt dans la soirée. Il agit cette fois avec plus de méthode. Il sonda attentivement les défenses de Pyotr en quête de la moindre brèche. N’en trouvant pas, il agit comme un bélier, lâchant un instant les esprits hurlants contre les barrières de l’aristocrate. Il agit ainsi pendant plusieurs minutes, en appliquant cette méthode à plusieurs endroits. Une faille finit par se former, et l’Ombre s’y engouffra sans tarder.

Il agit avec précaution, survolant les souvenirs de Pyotr de manière superficielle, comme un lecteur lirait un texte en diagonale. Des images, des souvenirs venaient à lui, et il prenait garde à ne pas trop s’y intéresser au risque de les détruire comme il l’avait fait avec le soldat. Il poussa de plus en plus loin sans trouver trace d’une éventuelle conspiration contre lui. Il vit avec étonnement des images de l’infiltrée qui s’était introduite dans le palais du roi cet hiver, la reine des elfes, combattant contre Choura et promettant de récupérer plus tard l’aristocrate . Il arriva aux souvenirs concernant la soirée d’hiver, grimaça en découvrant le sort qu’avait réservé Baris à son fils. Des pensées nébuleuses, souvenirs de la douleur du sel sur les plaies, entouraient ces images et l’Ombre ne chercha pas à s’y aventurer plus. Il remonta toujours plus loin, remontant le courant impétueux des pensées du noble. Toujours aucune trace de ce qu’il craignait. Il se perdit dans les souvenirs du noble : les mois défilèrent sans qu’il ne s’en rende compte. Le sorcier arriva dans un recoin nébuleux de l’esprit de Pyotr. Ici l’homme cachait quelque chose. Ce ne fut absolument pas ce à quoi le parjure s’attendait. Il eut l’impression de violer un sanctuaire. Cette section était à la fois douce et remplie de chagrin, un chagrin opprimant, ravageur à broyer un homme. Des étreintes brûlantes, un amour de jeunesse, une séparation déchirante. Un prénom unique vibra dans la conscience d’Azael.

Victoire…

Il se retira de la conscience du noble comme chassé par la puissance de ce souvenir et lâcha enfin le cou de ce dernier. Combien de temps était-il resté ainsi ? Assez pour que ses jambes soient ankylosées à force de rester dans cette position inconfortable. Cette fouille lui laissait un goût amer : il n’y avait aucune raison de ne pas faire confiance à l’aristocrate ce qui aurait du le réjouir, mais au contraire il se sentait encore un peu plus souillé. Une vague de réconfort lui parvint de la dragonne argentée. Il sentit sa compassion pour l’aristocrate. De son côté Azael voyait quels griefs Pyotr avait contre son père. Ce dernier avait voulu construire son fils à son image, et avait chassé le bonheur dans la vie de son fils en sacrifiant ce à quoi il tenait. L’Ombre serra sa perle d’ambre dans sa main.. .Cela lui rappelait trop quelqu’un.

« Tu comprends enfin ! Toi aussi tu aurais eu besoin d’aide, mais il n’y avait personne. »

Azael se crispa, ayant l’impression que la créature lui faisait une fois de plus une leçon de morale. Non il ne voulait pas avoir pitié de Pyotr Datsiouk. Justement lui, pour faire face à ses problèmes, il avait dû se débrouiller tout seul. Se réfugiant dans sa morgue habituelle face à ces sentiments inconnus – ou oubliés depuis trop longtemps-, l’Ombre lâcha donc ces paroles qu’il était loin de penser oser prononcer quelques secondes plus tôt. Au moins il était certain qu’elles lui assureraient un contrôle quasi-total sur l’aristocrate. Elles le forceraient à ne pas le trahir, aussi solidement qu’un serment prononcé dans la langue des elfes.

- Comme promis, je t’aiderai. Cependant, si notre alliance parvient à des oreilles indiscrètes, je me ferait le plaisir de faire une petite visite à Teirm. lâcha-t-ildans un souffle.

Le sourire contrastait avec la dureté de son regard entrelacé aux yeux dorés du noble. La menace d’Azael alourdit brusquement l’atmosphère. Même Tintaglia n’avait aucune réaction face aux paroles affreuses de son dragonnier. Et au fond, il se détestait pour ce qu’il venait de dire.

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MessageSujet: Re: Combat pour la gloire et l'honneur [PV Uran]   06.12.12 8:46

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Ça y était, il allait mourir. En moins d’une seconde, Pyotr s’était retrouvé plaqué au sol ne pouvant plus respirer et cette pensée lui effleurait l’esprit. Il sentait la force à la fois sauvage et contrôlée qui animait les doigts de l’Ombre. Ses poumons, qui s’étaient déjà vides sous le choc qui l’avait propulsé contre le sol rocailleux, devinrent deux poches brûlantes. Sa vision se rétrécit et l’aristocrate ne voyait que la lueur rouge du regard du parjure. Lorsque le jeune homme sentit la pogne se refermer un peu plus contre sa gorge, il saisit le poignet de son assaillant, mais aucune opposition n’était suffisante pour le sauver. Il entrevit les lèvres de l’Ombre bouger, mais il ne put saisir la teneur de ses propos. Néanmoins, ce fut avec soulagement qu’il emplit ses poumons d’air. La première respiration eut l’effet d’alimenter le feu brûlant dans ses poumons avant d’être un baume à la deuxième bouffée. Son esprit se clarifia et le noble comprit que le dragonnier avait relâché sa pression sans toutefois le libérer. À peine eut-il le temps de se réjouir de ne pas mourir asphyxié qu’il se sentit à nouveau attaqué.

Pyotr ferma les yeux pour mieux se concentrer. Son père avait mis énormément d’effort afin que son fils aie l’une des meilleures défenses possibles et il n’avait pas hésité à utiliser la magie sur celui-ci. Au fil des années, il avait érigé une barrière étanche qui seul lui savait comment la traverser sans difficulté. Bien sûr, son fils n’avait pas compris toute l’importance du travail que le parjure avait effectué, mais il n’aurait pu permettre à quiconque d’utiliser la faiblesse de son enfant contre lui. Malgré tout, Pyotr était un lien direct vers le guerrier et il y avait dans son esprit des connaissances qui pouvaient se révéler dangereuses ou compromettantes. Et ce fut sur cette barrière que Messire Azael se percuta une seconde fois. Se fut alors un bélier qui l’attaqua. Coup après coup, l’aristocrate sentait sa propre volonté de combattre s’affaiblir. La présence des esprits noirs le perturbait et l’angoissait. Il aurait désiré en finir, mais son rempart résistait. Sous un assaut plus puissant que les autres, une brèche, aussi fine que fil, se forma et l’Ombre n’hésita pas à y entrer. Le fuyard était désormais à la merci du parjure. Détournant le visage sur le côté et se mordant les lèvres, Pyotr ne put que revivre différents souvenirs. Avant d’arrivée à sa rencontre avec une jeune femme aux cheveux bruns et aux yeux bleus.

-Messire Pyotr, votre posture!

Le jeune garçon se redressa afin d’adopter une posture plus convenable. Le maître d’armes n’attendit pas à attaquer et ce fut avec gaucherie que son élève réussit à esquiver. L’adolescent reprit contenance et contre-attaqua. Le duel dura encore quelques minutes avant qu’il ne se termine. Pyotr était en nage alors que son professeur semblait toujours aussi pimpant. Le jeune seigneur alla jusqu’à la fontaine afin de se rafraîchir, mais il reçut un coup derrière l’épaule qui le fit se retourner. Ce, juste à temps pour parer une nouvelle attaque.

-Où compter-vous allez comme ça Messire Pyotr? demanda le maître d’armes.
-Vous voyez bien, à la fontaine.
-Ai-je dit que nous avions terminé la leçon?
-Non, Messire, mais moi si.
-Est-ce vous qui décidé?
-Normalement, non Messire, mais cette fois j’en prends la liberté.
-Qui te permet de prendre des libertés? s'informa une voix froide derrière Pyotr.
-Je… Personne Père.
-Merci maître Karard, je vais prendre la relève. Mon fils comprendra ainsi mieux la discipline.

Le combat ne dura pas plus de trois minutes. Baris Datsiouk ne retenait pas ses coups comme le faisait maître Karard. Ce fut recouvert d’ecchymoses et la lèvre fendue, que Pyotr eut la permission de quitter l’aire d’entraînement. Il ne pouvait marcher que très lentement et il arriva enfin dans l’aile de la noblesse. Alors qu’il avançait péniblement, il remarqua une jeune fille assise seule dans le jardin intérieur. Elle était concentrée à représenter des roses sur un parchemin. Le noble resta là à l’observer jusqu’à ce qu’elle prenne connaissance de sa présence. Le jeune homme tenta de faire comme s’il venait juste d’arriver, ce qui ne trompa toutefois pas la demoiselle qui sourit timidement. L’aristocrate avança et traversa le jardin en tentant de ne pas fixer cette dernière et disparut par l’autre entrée du jardin. C’est alors qu’il entendit des petits pas précipités derrière lui et une douce main lui agrippa le bras. La demoiselle du jardin lui tendait un mouchoir brodé d’un V entrelacé d’un G qu’il prit avec douceur.

-Vous saignez.
-Je saigne?
-Puisque je vous le dis. On dirait qu’un Kull vous a passé sur le corps.
-C’est tout comme.

La demoiselle ria ce qui fit sourire Pyotr. Il recommença a avancé et la jeune fille le suivit en silence. C’est ainsi que le noble put s’imprégner de son parfum de fleurs et de son aura de douceur. Il fit plusieurs détours avant de prendre le corridor menant à sa chambre. Finalement, ils arrivèrent devant ses appartements et le jeune seigneur tendit le mouchoir à sa propriétaire qui leva une main en signe de protestation.

-Gardez-le. C’est un cadeau.
-Que me vaut se cadeau?
-Simplement le fait qu’il est tâché de votre sang.
-En le lavant… commença-t-il à protester.
-Non gardez-le vous dis-je.
-D’accord. A une condition.
-Laquelle?
-Que vous me disiez votre nom.
-Et pourquoi désirez-vous le connaître?
-Afin que je puisse voir revoir.
-C’est une bonne raison, dit-elle en commençant à le quitter.

Pyotr était perplexe devant la réaction de la jeune fille. Devait-il la suivre? Il se savait impossible de pouvoir la rattraper si elle décidait de marcher d’un pas rapide. Ce fut ainsi qu’il la regarda s’éloigné. Avant que l’adolescente ne tourne le coin, le noble l’entendit crier :

-Victoire. Je me nomme Victoire!


Il sentit Messire Azael remuer sur lui ce qui le ramena à la réalité. Le sondage mental était terminé et l’Ombre ne semblait toutefois pas tout à fait satisfait de ce qu’il y avait vu. Puis ce dernier parla brisant le silence qui s’était à nouveau installé. Le noble dut réfléchir plus d’une fois à la signification de ce que le parjure venait de dire.

-Comme promis, je t’aiderai.

Pyotr allait le remercier lorsque la condition fut imposée.

-Cependant, si notre alliance parvient à des oreilles indiscrètes, je me ferai le plaisir de faire une petite visite à Teirm.

Il regarda à nouveau son nouvel allié horrifié. La ville de Teirm, en tant que telle, ne signifiait rien pour lui, mais il y avait une personne qu’il chérissait. L’utiliser contre lui était ignoble de la part de quiconque. C’était, certes s’assuré de son obéissance, mais comment pourrait-il avoir confiance envers quelqu’un qui utilisait de si vils moyens pour l’obtenir? Pyotr en était finalement dégouté. Messire Azael était le premier à voir en l’autre la pire des espèces, mais qui était-il réellement pour en juger? Surtout s’il devait s’abaisser à si peu qu’une telle menace.

-Je vous jure de ne jamais parler de notre alliance à personne, mais si vous osez toucher à un seul de ses cheveux, je vous jure que je vous tuerai, dit l’aristocrate en Ancien langage. Toute peur ou crainte avait disparue de sa voix.

La même question se posait. Comment allait-il faire pour tuer un Ombre, mais peu lui importait. Il trouverait un moyen et tuerait Messire Azael et ce quitte à en perdre la vie. On pouvait le juger de faible, de médiocre, de pitoyable, mais il défendrait de sa vie celle qui avait fait battre son cœur durant sa jeunesse. Le jeune seigneur savait qu’il jouait avec le feu. L’Ombre venait tout juste d’accepter et il pourrait facilement changer d’avis. Pyotr ne pouvait néanmoins pas se résigner à laisser le guerrier décider à lui seul des règles du jeu.

Il peut finalement s’asseoir. Ce simple mouvement le fit grimacer. Ses nombreuses contusions le faisaient souffrir le martyr et il ne se sentait pas apte à se lever. Il passa une main sur sa joue. Le sang avait coagulé et il sentait une enflure sous ses doigts. La fatigue de cette nuit sans sommeil tomba sur Pyotr telle une enclume et il songea a retourné à Belatona. Il ne pouvait cependant pas y retourner dans cet état et ce fut alors qu’il tenta de se soigner, mais ses connaissances en magie ne furent d’aucun secours face à la gravité des blessures. Le mieux qu’il réussit à faire fut de diminuer la douleur à sa côte cassée. Il répugnait néanmoins l’idée de devoir demander de l’aide à l’Ombre et il essaya de se lever. Il fit quelques pas avant de retomber lourdement au sol proche de l’entrée de la grotte. Il s’adossa à la paroi rocheuse et la fraicheur de la surface eut l’effet d’un baume sur son corps meutri. L’utilisation de la magie doublée à l’extrême fatigue qui l’avait envahit quelques instants plus tôt ne lui permettrait pas de faire plus de cinq pas. Il se sentit alors ridicule. Quel spectacle lamentable devait-il offrir au parjure. Pilant sur son orgueil, il s’adressa finalement à ce dernier.

-Je vais avoir besoin de votre aide pour me guérir. Pyotr détestait cette faiblesse en magie et recevoir l’aide d’autrui, surtout de l’Ombre l’exécrait. Nécessité son aide pour tuer Baris Datsiouk était une chose, pour le soigner une autre, mais il devait s’avouer vaincu. Je n’y arriverai pas sans vous.

Alors qu’il attendait d’être soigné, le fuyard eut l’irrésistible envie de fermer les yeux. Il combattit cette envie tant bien que mal, mais le sommeil l’emporta. À son réveil Azael et la dragonne avait disparus tout comme le corps mort du soldat. À la place, il y avait Chouras qui était couché à une trentaine de mètres de là et Baris Datsiouk qui était assis à côté de son fils son regard doré portant au loin.

-Tu n’es qu’un petit idiot. Tu le sais au moins?
-Oui, dit Pyotr tout bas.
-Pardon?
-Oui Père, répéta-t-il plus fort.
-Nous sommes d’accord sur ce point. Maintenant, tu vas me faire le plaisir de revenir gentiment avec moi et de m’expliquer ce qu’il s’est passé. Je te conseille de te mettre en marche toute suite puisqu’il y a une longue route à faire.
-Me mettre en marche?
-Oui, tu m’as bien compris. Tu vas marcher d’ici jusqu’à Belatona et moi je te surveillerai du haut des airs.

Pyotr jura intérieurement. Il en aurait pour toute la journée.

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